La tension monte d’un cran autour de l’organisation du prochain Mondial, alors que le Mexique traverse une période de turbulences sécuritaires. Co-organisateur de l’édition 2026 aux côtés des États-Unis et du Canada, le pays aztèque fait l’objet d’une attention toute particulière de la part de l’instance dirigeante du football mondial. Si le discours officiel se veut apaisant, la réalité du terrain impose une vérification technique immédiate.
La situation a nécessité une intervention directe au plus haut niveau de l’État. Claudia Sheinbaum, la présidente mexicaine, a confirmé s’être entretenue jeudi avec Gianni Infantino, le président de la FIFA. Cet échange intervient dans un contexte national délicat, marqué par une recrudescence des violences suite au décès de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », leader du puissant cartel Jalisco Nueva Generación, lors d’une opération militaire dimanche dernier.
Face à ces inquiétudes, la communication de la FIFA joue la carte de la sérénité. Comme le rapporte Le Soleil Sports, Gianni Infantino a réaffirmé sur ses réseaux sociaux sa « pleine confiance dans le pays hôte ». Cependant, cette posture diplomatique s’accompagne d’une mesure administrative concrète : le déploiement imminent d’une mission d’évaluation sur place.
Selon les précisions apportées par la présidente mexicaine lors d’une conférence de presse, cette délégation ne se limitera pas à un audit sécuritaire classique. Les émissaires de la FIFA ont pour mandat d’examiner « plusieurs sujets sensibles », avec une feuille de route qui s’étend désormais aux infrastructures logistiques. Claudia Sheinbaum a ainsi souligné que l’attention des inspecteurs se porterait spécifiquement sur « les questions de circulation et de transports à la disposition des supporters ».
L’urgence est réelle pour le comité d’organisation local. Au-delà de l’échéance de 2026, le Mexique doit faire ses preuves à très court terme. Les villes de Monterrey et de Guadalajara s’apprêtent à accueillir, dès le mois prochain, les barrages qualificatifs qui détermineront les deux derniers billets pour la Coupe du monde parmi les 48 nations en lice. Guadalajara, située dans l’État du Jalisco — épicentre des récentes tensions — doit également héberger quatre rencontres lors du tournoi final.
Interrogée par le patron de la FIFA sur d’éventuelles craintes spécifiques, la cheffe de l’État a tenu à minimiser l’impact des récents événements : « Je lui ai dit : non, dimanche c’était une situation particulière et nous sommes revenus à la normale ». Les garanties verbales sont données, mais c’est bien le rapport de la mission envoyée par Zurich qui fera foi pour la suite des opérations.
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