« N’eût été Khabib, personne n’aurait connu le Daghestan » : le plan d’un héritier de l’arène pour internationaliser la lutte sénégalaise

L’héritage de Moustapha Gueye, deuxième Tigre de Fass, continue de susciter des attentes au sein de l’arène sénégalaise. Si les amateurs scrutent régulièrement la relève issue de cette lignée historique, l’un des fils de l’ancien champion a décidé d’emprunter une voie sportive différente pour le moment. Un choix de carrière qui s’accompagne d’une vision stratégique visant à transformer l’attrait international pour les sports de combat au profit du Sénégal.

Selon les éléments rapportés par Lutte TV, Mouhamed Gueye évolue actuellement dans les arts martiaux mixtes (MMA). Engagé dans la catégorie des mi-lourds, le jeune combattant a déjà disputé deux combats dans l’octogone, soldés par deux victoires. S’il vise prioritairement les sommets de cette discipline mondiale, la perspective d’enfiler le nguimb pour prolonger la légende paternelle fait partie intégrante de son plan de carrière.

L’athlète ne perçoit pas ces deux univers comme opposés, mais plutôt comme des vases communicants. « Pour l’instant, je me concentre sur le MMA et je ne veux pas brûler les étapes. Cependant, la lutte et le MMA sont deux disciplines qui peuvent se compléter. Dans le futur, je voudrais découvrir la lutte », a-t-il expliqué au média spécialisé.

Au-delà de l’aspect purement sportif, Mouhamed Gueye justifie cette future transition par une volonté d’exporter le savoir-faire sénégalais. Son objectif est d’utiliser une éventuelle notoriété en MMA pour inciter les combattants étrangers à venir se former sur le sable de Dakar. « Cela donnerait une visibilité internationale à cette discipline, car les combattants du MMA pourraient dire que c’est grâce à la lutte qu’ils ont atteint le sommet du MMA », détaille-t-il.

Pour appuyer son raisonnement, le fils du Tigre de Fass prend en exemple l’impact géopolitique et économique de certaines figures majeures des arts martiaux mixtes. « Cette migration des athlètes du MMA vers la lutte pourrait également booster notre économie et stimuler le tourisme sénégalais. N’eût été Khabib ou Makhachev, personne n’aurait connu l’existence du Daghestan. Le sport peut donc promouvoir la destination de son pays », argumente le combattant, tout en précisant qu’il reste discipliné et prêt à exécuter les directives de son encadrement concernant le calendrier de cette transition.

0 Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article.