« Nous n’irons certainement pas aux États-Unis » : l’exigence inattendue formulée par l’Iran auprès de la FIFA pour le Mondial 2026

La Coupe du Monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, se heurte à des considérations géopolitiques majeures avant même son coup d’envoi. Alors que la phase de groupes prévoit une série de rencontres sur le sol américain pour la sélection iranienne, la faisabilité de ce calendrier est aujourd’hui remise en cause par Téhéran, qui invoque des impératifs de sécurité et de logistique.

Selon les informations relayées par Le Soleil Sports, la Fédération iranienne de football a officiellement entamé des discussions avec la FIFA pour modifier le lieu de ses rencontres du premier tour. Le président de l’instance dirigeante du football iranien, Mehdi Taj, s’est montré catégorique : Étant donné que Donald Trump a clairement déclaré ne pas pouvoir garantir la sécurité de l’équipe nationale iranienne, nous ne nous rendrons certainement pas aux États-Unis. Ces propos, diffusés sur le compte X de l’ambassade d’Iran au Mexique, s’accompagnent d’une demande claire : délocaliser l’intégralité des matchs de la « Team Melli » vers le Mexique.

Au-delà des questions sécuritaires, des obstacles administratifs sont également mis en avant. Abolfazl Pasandideh, l’ambassadeur d’Iran au Mexique, pointe du doigt le manque de coopération du gouvernement américain dans la délivrance des visas et la fourniture de soutien logistique à la délégation. Initialement, l’Iran doit affronter la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles, puis l’Égypte à Seattle, avec un camp de base prévu à Tucson, dans l’Arizona.

Du côté de la FIFA, aucune modification du calendrier n’est pour l’heure actée. L’instance mondiale a indiqué à l’AFP être en contact régulier avec toutes les fédérations participantes, tout en précisant qu’elle s’attend à voir les sélections disputer le tournoi conformément au programme annoncé le 6 décembre 2025. Cette position tranche avec les incertitudes actuelles, d’autant que le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait précédemment assuré avoir obtenu des garanties du gouvernement américain pour l’accueil de la sélection iranienne.

Ces tractations sportives s’inscrivent dans un climat de vives tensions internationales. Fin février, une vaste offensive impliquant Israël et les États-Unis a visé la République islamique, entraînant des frappes de riposte iraniennes dans la région. Face aux menaces évoquées par le président américain, qui a déclaré la semaine dernière que les joueurs iraniens ne seraient pas en sécurité sur le territoire, la sélection iranienne a répondu via son compte Instagram : Personne ne peut exclure l’équipe nationale d’Iran de la Coupe du monde.

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