La restructuration du banc de Guédiawaye FC ne se fait pas dans le calme. Si le départ de l’entraîneur principal Aliou Mbaye a été acté par une démission formelle, le sort réservé à ses adjoints provoque une vive tension en coulisses. L’un d’eux, licencié par notification, conteste la légalité de la procédure et engage un bras de fer avec sa direction.
La page Aliou Mbaye est tournée, mais le chapitre des contentieux vient à peine de s’ouvrir. Alors que le technicien principal a quitté ses fonctions de son propre chef, ses collaborateurs directs, El Hadji Seck et Abdoulaye Guèye, ont été remerciés par le club. Une décision brutale que l’ancien coach principal avait lui-même qualifiée d’« inadmissible » au moment de son départ, pointant du doigt le non-respect des engagements contractuels.
**Une rupture jugée unilatérale et silencieuse**
C’est Abdoulaye Guèye qui a décidé de briser le silence. Dans un entretien accordé à nos confrères de DS Sports, l’enfant de la ville, revenu cette saison pour épauler le staff technique, dénonce la méthode employée par la direction des Crabes. Selon lui, aucun dialogue n’a précédé la sanction administrative.
« J’ai accueilli la nouvelle avec philosophie, mais aussi avec surprise. Surprise parce que cela s’est fait sans respect des droits », explique le technicien. Ce qui heurte l’ancien joueur, c’est l’absence totale de communication humaine : « Pas un appel du président ou du directeur sportif pour expliquer les modalités, pour discuter des détails à régler. Or, je suis sous contrat pour trois ans. »
**Des arriérés de salaires au cœur du conflit**
Au-delà de la forme, le fond du dossier repose sur des éléments financiers concrets. Abdoulaye Guèye, qui affirme avoir consenti des sacrifices financiers pour quitter le Jaraaf et rejoindre le projet de Guédiawaye, réclame aujourd’hui son dû. Il fait état de deux mois de salaires impayés au moment de la rupture.
« Le contrat est individuel, la démission aussi. Si on licencie un entraîneur, il faut lui payer ce qu’on lui doit », martèle-t-il, précisant avoir écrit à la direction dès réception de sa lettre de licenciement, sans obtenir de réponse.
**Le dossier transféré aux conseillers juridiques**
Face au silence de l’administration du GFC, l’affaire quitte désormais le terrain sportif. Abdoulaye Guèye a confirmé avoir saisi un conseiller juridique pour faire valoir ses droits. « Mon conseiller a déjà saisi la direction. On ne peut pas licencier de la sorte sans respecter les préalables », assure-t-il via DS Sports.
Ce litige vient alourdir le climat autour du club de la banlieue dakaroise, déjà fragilisé par une instabilité sportive chronique. Alors que le projet initial était présenté comme un plan de trois ans, la réalité contractuelle se heurte aujourd’hui aux tribunaux.
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