Plutôt que de sanctionner ses joueurs après le revers contre Nasarawa, Imama Amapakabo préfère insister sur la gestion psychologique de la rencontre

Le stade Umuahia Township a été le théâtre d’une première fausse note cette saison pour les locaux lors de la 22e journée de la NPFL. Alors que les Abia Warriors concédaient dimanche leur première défaite à domicile de l’exercice 2025/2026 face à Nasarawa United (1-2), la réaction de l’encadrement technique a surpris par sa mesure, refusant de céder à l’alarmisme malgré le scénario frustrant de la rencontre.

Selon les informations rapportées par *Complete Sports*, Imama Amapakabo a choisi de protéger son effectif plutôt que de l’accabler. L’entraîneur principal des Warriors, bien que conscient de la contre-performance, a immédiatement recadré le débat sur la gestion émotionnelle du match plutôt que sur des erreurs individuelles isolées.

**Un « bouton panique » activé trop tôt**

Si le score était favorable aux locaux à la pause grâce à une tête de Chukwuemeka Obioma sur un centre d’Ekpere Oguocha (42e), la dynamique s’est inversée au retour des vestiaires. L’égalisation d’Habibu Alakija suivie du but victorieux d’Istifanus Goma pour les Solid Miners ont mis en lumière une fébrilité mentale chez les hôtes.

Pour l’ancien champion de NPFL avec les Rangers, la défaite s’explique par une perte de lucidité collective. « Je pense que nous avons appuyé sur le bouton panique à un certain moment », a analysé le technicien. Il déplore l’abandon du plan de jeu initial : « Après l’égalisation et le deuxième but, nous avons commencé à jouer trop de longs ballons au lieu de garder la balle au sol. Chaque fois que nous avons été appliqués dans notre jeu, nous avons créé des occasions. »

**Okiemute Odah maintenu dans la confiance du staff**

Interrogé sur la prestation de son gardien Okiemute Odah, notamment sur l’action du premier but encaissé, Amapakabo a coupé court à toute critique ciblée. Il a reconnu un « défaut de communication » entre le portier et sa défense, qualifiant le but de « cadeau », mais a insisté sur l’expérience de son joueur.

« Nous ne crucifions pas les joueurs à cause d’un match », a-t-il martelé, rappelant que son gardien a sauvé l’équipe à plusieurs reprises par le passé. Le coach a également tenu à saluer la qualité de l’adversaire, qualifiant le second but de Nasarawa d’« audacieux » et félicitant le gardien adverse, Darlington Ivunda, pour sa solidité.

**La perspective comptable pour relativiser**

Loin de dramatiser ce revers, le staff technique préfère s’appuyer sur le bilan global, notamment les cinq victoires déjà obtenues à l’extérieur cette saison. Avec encore 16 matchs à disputer et 48 points en jeu, Amapakabo refuse de laisser ce résultat définir la campagne de son équipe.

« C’était l’un de ces mauvais jours au bureau », a-t-il conclu, tournant déjà son attention vers le déplacement de mercredi contre les Wikki Tourists. L’objectif est clair : oublier cette « complaisance » passagère et reprendre la marche en avant.

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