Pointé du doigt pour son dispositif ultra-défensif, Deji Ayeni dévoile la bascule tactique censée offrir l’avantage numérique à Enyimba

Le déplacement au Samuel Ogbemudia Stadium s’est soldé par une désillusion comptable pour les « People’s Elephant » lors de la 25e journée de la NPFL (saison 2025/2026). Battu par Bendel Insurance, Enyimba a semblé évoluer avec un frein à main tactique, alignant une densité de joueurs à vocation défensive qui a interpellé les observateurs. Interrogé sur cette approche après le coup de sifflet final, l’entraîneur Deji Ayeni a livré une explication technique qui contredit l’impression visuelle laissée par la rencontre.

Le tableau d’affichage est resté impitoyable pour les visiteurs. Les « Benin Arsenal » ont construit leur succès grâce à une ouverture du score d’Alex Oweilayefa après 26 minutes de jeu, avant qu’Efe Ubiomo ne scelle le sort du match à la 79e minute (2-0). Ce résultat met un coup d’arrêt aux ambitions d’Enyimba, mais c’est surtout la composition d’équipe qui a alimenté les débats en conférence de presse.

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Une géométrie variable pour créer le surnombre

Face aux journalistes, Deji Ayeni a dû justifier la présence massive de défenseurs et de milieux de terrain au détriment des attaquants, Enyimba n’ayant aligné qu’une seule pointe. Selon des propos rapportés par notre source Complete Sports, le technicien réfute l’idée d’un refus de jeu et décrit un système conçu pour muter en phase de possession.

« C’est de la tactique. Les tactiques ont différentes responsabilités et opérations », a précisé l’entraîneur. Il détaille ensuite la mécanique de son dispositif : « Cela signifie que lorsque nous perdons le ballon, nous passons en 4-5-1. Si vous dites que c’est orienté vers la défense, vous avez raison. Mais quand nous attaquons, nous avons l’avantage numérique ; cela devient un 4-1-5. »

Pour appuyer son argumentation, Ayeni rappelle que cette même configuration avait porté ses fruits lors de la journée précédente. « Placer un attaquant seul avec des soutiens offensifs est la même formation que nous avons jouée contre Bayelsa United et nous avons obtenu notre victoire », a-t-il souligné, insistant sur le fait qu’aucun schéma tactique n’est à l’abri d’un moment de rupture.

Des erreurs individuelles plutôt qu’une faillite systémique

L’analyse du coach d’Enyimba dédouane le système pour cibler l’exécution. Si le plan n’a pas fonctionné face à la formation dirigée par Kennedy Boboye, la cause résiderait davantage dans des fautes de concentration que dans le dessin tactique initial.

« L’équipe locale a capitalisé sur nos erreurs et notre confusion en défense pour obtenir son deuxième but », a admis Ayeni. Il a néanmoins tenu à saluer la réaction de ses joueurs après la pause, notant un changement d’attitude qui n’a toutefois pas suffi à inverser la tendance face à un bloc de Bendel Insurance jugé « déterminé, agressif et bien organisé ».

Le technicien a également révélé avoir ajusté son discours à la mi-temps pour libérer ses joueurs du carcan défensif initial. « Je leur ai fait comprendre que maintenant qu’ils avaient marqué contre nous, il n’était plus nécessaire d’être trop soucieux de la défense », a-t-il expliqué. Une prise de risque tardive qui s’est heurtée au réalisme de l’adversaire, renvoyant Enyimba à ses études avant la prochaine échéance.

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