Quatre buts encaissés pour sa première : le constat sans appel d’Igor Tudor sur le niveau réel de Tottenham

Le baptême du feu a tourné à la démonstration de force adverse. Pour sa première apparition sur le banc de Tottenham, Igor Tudor espérait insuffler cette agressivité qui a fait sa réputation lors du derby du nord de Londres. La réalité du terrain a été beaucoup plus cruelle. Balayés à domicile par un rival en pleine confiance, les Spurs ont mesuré l’étendue du chantier qui attend leur nouveau technicien.

Le tableau d’affichage est sévère mais reflète la physionomie de la rencontre : une défaite 4-1 à domicile. Si Randal Kolo Muani avait brièvement entretenu l’illusion en égalisant, les doublés d’Ebere Eze et de Viktor Gyokeres ont scellé le sort du match. Une entrée en matière brutale pour le technicien croate, qui voit son équipe stagner à seulement quatre points de la zone de relégation.

**« Deux mondes totalement différents »**

Loin de chercher des excuses arbitrales ou de minimiser la performance adverse, l’ancien coach de l’OM a livré une analyse d’une lucidité glaçante au micro de nos confrères de Hayters. Interrogé sur l’écart constaté sur la pelouse, Tudor n’a pas utilisé la langue de bois.

« Je dois être honnête. Ce sont deux mondes totalement différents », a-t-il admis. « Différents sur le plan physique et sur le plan psychologique. Arsenal est probablement la meilleure équipe du monde en ce moment, donc ce n’était pas facile. »

Cette différence de niveau, flagrante durant les quatre-vingt-dix minutes, ne peut se combler en quelques jours. Arrivé au chevet d’une équipe malade, Tudor n’a dirigé que « trois ou quatre séances d’entraînement » avant ce choc. « Ce n’était pas l’adversaire idéal pour débuter », concède-t-il, tout en soulignant l’utilité de cette gifle pour établir un diagnostic précis : « D’une certaine manière, nous avions besoin de voir cela. C’est bien de voir où nous devons aller, quel est l’objectif et quel est le niveau requis. »

**L’heure de l’autocritique**

Le technicien a balayé l’idée que l’atmosphère d’un derby suffisait à combler les lacunes techniques et tactiques actuelles. « J’ai joué et entraîné beaucoup de derbies. Bien sûr, cela vous donne un supplément d’âme et de motivation, mais il y a d’autres choses que vous ne pouvez pas changer en trois entraînements. C’est impossible. »

Face à l’urgence de la situation comptable, Igor Tudor a déjà tracé la feuille de route pour son vestiaire. Pas de révolution tactique immédiate, mais une exigence mentale absolue. « Le remède, c’est de se regarder dans le miroir », a-t-il conclu. « Chacun de nous doit se regarder dans le miroir et vraiment essayer de changer ses habitudes. Travailler dur est la seule voie possible. »

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