La situation devient critique dans le nord de Londres. Battu dimanche par Fulham (1-2) — une rencontre marquée par la performance des internationaux nigérians Calvin Bassey et Alex Iwobi dans le camp adverse —, Tottenham ne compte plus que quatre points d’avance sur la zone de relégation. Une précarité comptable qui a provoqué une réaction épidermique d’Igor Tudor dans le vestiaire, mais qui n’entame pas sa conviction avant la réception cruciale de Crystal Palace ce jeudi.
Le technicien croate ne s’en cache pas : le débriefing a été houleux. « En colère et déçu », selon ses propres termes rapportés par Hayters. Pour l’entraîneur des Spurs, cette frustration n’est pas un aveu de faiblesse, mais un outil de management indispensable. « Vous n’avez pas besoin d’être le gars qui arrive, dit que tout est parfait, sourit et où rien ne se passe », a-t-il martelé. L’objectif était clair : envoyer un message immédiat au groupe pour refuser l’acceptation de la défaite.
Cependant, derrière ce discours de fermeté, Tudor identifie une raison structurelle précise pour justifier son optimisme. Selon lui, la crise actuelle est mathématiquement liée à une infirmerie surchargée qui commence enfin à se vider. « Toutes les équipes de Premier League seraient en difficulté sans sept, huit ou dix joueurs », analyse-t-il pour défendre son bilan.
C’est là que réside la clé de la potentielle remontée : le retour programmé de cinq cadres. Après la réapparition de Pedro Porro lors du dernier match, Tudor attend désormais l’intégration imminente de Kevin Danso, Cristian Romero, Destiny Udogie et Djed Spence. « C’est la chose principale qui me rend positif et me fait croire que nous allons y arriver », assure l’entraîneur. Pour lui, l’énergie et la qualité technique de l’équipe dépendent mécaniquement de ces réintégrations. En attendant que cet effectif soit de nouveau au complet, Tottenham n’a d’autre choix que de bricoler pour s’éloigner de la zone rouge, dès jeudi soir à domicile.
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