Retrouvailles explosives avec Chelsea : Luis Enrique écarte la thèse de la vengeance et avance un argument singulier

Le tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des Champions a réservé un classique européen au Paris Saint-Germain. Opposés à Chelsea, les Parisiens retrouvent un adversaire qui les a récemment privés d’un titre mondial lors de la Coupe du Monde des Clubs. Une configuration qui, sur le papier, rassemble tous les ingrédients d’une vendetta sportive, mais l’entraîneur espagnol a tenu à imposer une lecture radicalement différente de l’événement.

Le rendez-vous est pris pour le 11 mars à Paris. Pour la première fois depuis la saison 2015/2016, le PSG et Chelsea croiseront le fer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Ce duel intervient dans un contexte particulier, marqué par la récente défaite des champions de France face aux Blues en finale du Mondial des Clubs. Si la presse et les observateurs y voient immédiatement l’opportunité d’une revanche éclatante, le vestiaire parisien semble hermétique à cette narration émotionnelle.

Selon les propos rapportés par notre confrère *Complete Sports*, Luis Enrique a immédiatement désamorcé cette pression médiatique. Loin de nourrir un sentiment d’aigreur suite à l’échec précédent, le technicien asturien aborde cette double confrontation avec un pragmatisme froid. « Il n’y a aucun sentiment de revanche pour nous », a-t-il tranché, coupant court aux spéculations sur la motivation psychologique de ses troupes.

Pour justifier cette approche, l’ancien sélectionneur de la Roja s’appuie sur la nature distincte des épreuves. « C’est une compétition différente. C’est notre chemin et nous y sommes habitués », explique-t-il. Plutôt que de regarder le passé et la défaite face aux hommes de Liam Rosenior — qui connaît bien le PSG pour l’avoir affronté avec Strasbourg —, Enrique préfère insister sur le statut actuel de son équipe.

L’entraîneur parisien a d’ailleurs profité de cette intervention pour retourner la pression sur l’adversaire, affichant une confiance inébranlable en la capacité de son groupe à dominer les débats. « Le problème est pour toutes les autres équipes. Elles doivent jouer contre nous, c’est ce que je pense », a-t-il affirmé, rappelant que la présence du PSG à ce stade de la compétition est une mauvaise nouvelle pour la concurrence, et non l’inverse. Une déclaration qui place le curseur sur la force collective parisienne plutôt que sur l’identité de l’adversaire.

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