C’est un paradoxe qui résume l’exigence du très haut niveau. Alors que son équipe domine le championnat et excelle dans un secteur de jeu souvent décisif, l’entraîneur des Gunners refuse de s’en contenter. Au cœur d’un débat sur l’esthétique du jeu en Premier League, le technicien espagnol a pris le contre-pied des observateurs en réclamant davantage d’efficacité là où ses hommes sont pourtant les meilleurs du Royaume.
Avec 16 réalisations sur corner cette saison, Arsenal s’impose comme la référence absolue de l’exercice en Angleterre. Cette arme fatale a encore frappé dimanche lors du derby face à Chelsea, confirmant la menace aérienne constante que représentent les Londoniens. Pourtant, face aux médias, Mikel Arteta a livré une analyse qui tranche avec les louanges habituelles.
Selon des propos rapportés par notre source PLZ Soccer, l’entraîneur espagnol ne valide pas totalement ce bilan comptable. « Je suis contrarié que nous ne marquions pas plus », a-t-il lâché, balayant l’idée que son équipe aurait atteint un plafond de verre sur phases arrêtées. Pour le manager, la domination doit être totale : « Nous voulons être la meilleure équipe et la plus dominatrice dans tous les aspects du jeu. C’est la trajectoire et l’objectif de cette équipe. »
**Une réponse cinglante aux critiques sur le style**
Cette sortie intervient dans un climat particulier outre-Manche. Le style pragmatique d’Arsenal fait grincer des dents certains puristes. Le consultant Chris Sutton a récemment qualifié les Gunners de potentiels champions « les plus laids » de l’histoire de la Premier League, tandis qu’Arne Slot, le coach de Liverpool, avouait lundi ne plus prendre de plaisir devant certains matchs du championnat.
Interrogé sur ces critiques, Arteta a coupé court : « Cela fait partie du boulot ». Il rappelle que ses rivaux, Chelsea ou Manchester United, exploitent eux aussi massivement les coups de pied arrêtés, une phase de jeu qu’il travaillait déjà intensément lors de son passage à Manchester City.
Pour l’Espagnol, le football a muté et le romantisme tactique d’antan se heurte à la réalité physique d’aujourd’hui. « Le jeu évolue et devient de plus en plus difficile », analyse-t-il. Il pointe notamment la généralisation du marquage individuel et l’adaptation constante des adversaires qui savent désormais « exactement quoi faire » après chaque arrêt de jeu.
**« Allez dans un autre pays »**
Face à ceux qui réclament un football plus léché, Mikel Arteta s’est montré particulièrement direct. « Si vous voulez voir ce football, vous devez aller dans un autre pays », a-t-il affirmé, expliquant que l’intensité de la Premier League actuelle ne permet plus certaines fantaisies tactiques comme le fait de garder « trois joueurs supplémentaires dans sa propre moitié de terrain » pour construire de belles actions.
Sur le plan de l’effectif, le technicien pourra compter sur la totalité de ses forces vives pour le déplacement à Brighton mercredi. Le milieu de terrain Declan Rice, bien que sorti en boitant face à Chelsea, devrait être apte à tenir sa place.

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— Arsenal (@Arsenal) March 3, 2026

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