Vingt-quatre ans après la soirée de Séoul, le souvenir de l’exploit face à la France peut-il encore porter le Sénégal dans un nouveau Mondial ? Dans la mémoire de nombreux supporteurs, ce 31 mai 2002 reste lié au but inscrit peu avant la demi-heure par Papa Bouba Diop contre les Bleus privés de Zinédine Zidane, alors blessé. Ce succès d’ouverture avait marqué durablement le pays comme la diaspora sénégalaise.
À Dakar, le président d’alors Abdoulaye Wade avait célébré l’exploit en parcourant la capitale avec un drapeau sénégalais, tandis qu’en France aussi, l’émotion avait gagné une partie de la communauté sénégalaise. Une Sénégalaise installée à Paris, Yacine Fall, raconte dans Lequotidien que battre la France avait une portée particulière en raison de l’histoire entre les deux pays. Elle dit aussi que le but de Papa Bouba Diop avait été vécu comme une forme de délivrance.
Depuis ce quart de finale inattendu en 2002, le Sénégal a changé de dimension. Les Lions ont ensuite disputé deux autres Coupes du monde et remporté la CAN en 2021, avec trois finales au total en cinq éditions, ce qui leur permet de revendiquer une régularité au plus haut niveau africain sur la dernière décennie. Le texte évoque aussi une CAN mouvementée : vainqueur en finale du Maroc, présenté comme l’un des nouveaux favoris du Mondial, le Sénégal a ensuite été déchu de son titre par la CAF deux mois plus tard. Le pays a saisi le tribunal arbitral du sport et attend toujours sa décision.

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