Sept points de retard et aucune victoire depuis août : l’entraîneur refuse d’abdiquer face aux mathématiques

La mission semble impossible sur le papier, mais le football écossais a déjà offert son lot de scénarios improbables. Alors que Livingston stagne au fond du classement de la Premiership, son entraîneur Marvin Bartley s’accroche à une arithmétique de survie après le partage des points face à St Mirren.

Le club de West Lothian, lanterne rouge du championnat, a arraché un match nul (1-1) à domicile, réduisant l’écart avec le premier non-relégable, Kilmarnock, à sept unités. Une performance qui, selon nos confrères de PLZ Soccer, suffit à entretenir la flamme d’un « miracle » chez le technicien.

**Une course contre la montre et les statistiques**

La situation comptable reste critique. Avec neuf journées restantes au calendrier, Livingston court après un retard conséquent de sept points. Plus inquiétant encore, l’équipe n’a plus goûté à la victoire en championnat depuis le mois d’août. Pourtant, Marvin Bartley, arrivé sur le banc début février pour succéder à Davie Martindale, refuse de céder au fatalisme.

« C’est sept points à l’heure actuelle, avec neuf matchs à jouer », a martelé l’entraîneur. « C’est une situation qui peut être renversée très, très rapidement. Nous allons continuer à gratter des points jusqu’à la scission du championnat (le split), et ensuite nous verrons où nous en sommes. »

Le technicien insiste sur l’état d’esprit de son groupe : « Cette équipe est plus que capable de le faire. Vous savez que nous n’abandonnerons pas. »

**Kabongolo répond à Nlundulu**

Sur le terrain, la rencontre a été marquée par un duel de buteurs d’origine congolaise. St Mirren a pris l’avantage juste avant la pause grâce à une tête de Dan Nlundulu sur un centre de Mikael Mandron (44e). Un coup dur pour les locaux, qui avaient montré une certaine fébrilité lors du premier acte.

« Je pense qu’en première mi-temps, nous étions vraiment nerveux », a concédé Bartley. « Nous avons perdu le ballon plusieurs fois… L’enjeu nous a peut-être un peu dépassés. »

La réaction est venue en seconde période. À la 76e minute, le défenseur Brooklyn Kabongolo a surgi pour reprendre de la tête un centre de l’ailier Barrie McKay, signant ainsi l’égalisation. Ce but permet à Livingston de rester en vie, même si le temps presse.

**La frustration de St Mirren**

Du côté adverse, le sentiment est mitigé. Stephen Robinson, le manager de St Mirren, regrette le scénario malgré le point pris à l’extérieur après la lourde défaite (5-0) subie la semaine précédente contre Motherwell.

« C’est un point gagné, mais le but encaissé est décevant », a analysé Robinson, pointant du doigt une erreur de jugement sur le long ballon ayant amené l’égalisation. « C’est une mauvaise décision individuelle et nous avons été punis. »

Si St Mirren conserve trois points d’avance sur Kilmarnock avec un match en retard à jouer, c’est bien à Livingston que les calculatrices vont chauffer. Le club joue sa survie dans l’élite sur une série de neuf finales.

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