« Si elle était encore là » : la pensée intime qui a fait craquer Bucks Mthombeni après avoir sorti un deuxième cador de l’élite

C’est une image qui restera gravée dans cette édition de la Nedbank Cup. Au coup de sifflet final au Moses Mabhida Stadium, alors que ses joueurs exultaient après avoir fait tomber un nouveau géant du football sud-africain, l’entraîneur des Casric Stars s’est effondré, submergé par l’émotion. Après avoir éliminé les Orlando Pirates au tour précédent, son équipe de deuxième division venait de s’offrir le scalp d’AmaZulu (2-1 après prolongations), validant un ticket historique pour les demi-finales.

Le scénario de la rencontre a largement contribué à cette dramaturgie. Menés au score, les pensionnaires de la Motsepe Foundation Championship ont égalisé par Hendrick Ekstein avant que Decide Chauke ne délivre les siens à cinq minutes du terme de la prolongation. Mais pour Bucks Mthombeni, ces larmes renvoyaient à une dimension bien plus personnelle que le simple exploit sportif.

**Une présence ressentie au bord du terrain**

Interrogé par nos confrères de *Sportswire* sur cette réaction intense, le technicien a levé le voile sur la source de son émotion : le souvenir soudain et puissant de sa défunte mère. « L’esprit de ma mère est simplement venu à moi », a confié Mthombeni. « Si elle était encore en vie, elle aurait été très fière. C’est ce que j’ai ressenti comme un manque à ce moment précis. »

L’entraîneur a expliqué le rôle central que cette figure maternelle a joué dans sa trajectoire et celle de sa famille, insistant sur son soutien indéfectible envers la pratique sportive comme vecteur d’éducation. « Ma mère nous a toujours encouragés à regarder et à jouer au football plutôt que de rester loin du sport. Elle croyait que les enfants qui ne sont pas impliqués dans le sport finissent souvent par faire de mauvaises choses », a-t-il détaillé, précisant avoir été saisi par l’idée que « son esprit est toujours avec moi ».

**La pression de l’exploit précédent**

Au-delà de cette dimension spirituelle, Mthombeni a reconnu que la charge mentale accumulée depuis l’exploit contre les Orlando Pirates avait pesé lourd. Le statut de « tueur de géants » s’accompagne d’une attente populaire parfois difficile à gérer pour une formation de deuxième division.

« Après avoir joué contre les Orlando Pirates, nous étions sous une énorme pression car beaucoup de gens nous appelaient pour nous souhaiter bonne chance », a-t-il admis. Le soulagement de confirmer cette performance à Durban, face à une écurie de Betway Premiership, a agi comme un déclencheur. « C’étaient des larmes d’amour », a résumé le technicien.

Cette performance s’inscrit dans une dynamique surprenante pour la compétition, puisque Milford, leader de la deuxième division, a également éliminé Sekhukhune United aux tirs au but. Deux clubs de l’antichambre de l’élite se retrouvent ainsi dans le dernier carré. Concernant la suite du parcours, Mthombeni préfère rester mesuré en attendant le tirage au sort : « Ce n’est pas quelque chose auquel je pensais trop, mais je dis toujours aux joueurs que peu importe qui nous affrontons, ils doivent tout donner. »


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