« Si vous devez le faire, c’est qu’il y a un gros problème » : la règle d’or de Mikel Arteta appliquée au cas Eberechi Eze

L’éclat d’un doublé dans le derby du nord de Londres ne suffit pas à masquer une saison en dents de scie. Alors qu’Eberechi Eze alterne entre coups d’éclat et passages sur le banc, Mikel Arteta a tenu à clarifier sa gestion psychologique du milieu offensif, rejetant fermement l’idée d’une intervention motivationnelle classique.

Le tableau d’affichage du dernier Arsenal-Tottenham (4-1) a rappelé le talent pur de l’ancien joueur de Crystal Palace. Auteur de deux buts dimanche dernier, Eberechi Eze a confirmé son appétence pour ces affiches, lui qui était déjà devenu en novembre le premier joueur à inscrire un triplé dans un derby du nord de Londres. Pourtant, entre ces deux sommets, la courbe de performance du joueur de 27 ans reste sinueuse.

Une erreur coûteuse lors de la défaite contre Aston Villa (1-2) en décembre et seulement deux titularisations en Premier League depuis la mi-décembre ont soulevé des interrogations sur son adaptation tactique et mentale. Interrogé par *PLZ Soccer* sur la nécessité de relancer sa recrue, Mikel Arteta a livré une réponse tranchée sur sa philosophie de gestion humaine.

« La motivation n’a jamais été un problème », assure le technicien espagnol. « Je crois que si vous devez motiver un joueur, alors vous avez un gros problème. La motivation, c’est juste du discours, pour inspirer quelqu’un pendant une minute. » Pour l’entraîneur des Gunners, le moteur doit être interne : le sentiment d’appartenance au club et l’attachement au projet doivent suffire, le reste relevant de la gestion des temps faibles inhérents à une carrière.

**Une métaphore immobilière pour tempérer la comparaison avec Drogba**

L’autre satisfaction offensive des Gunners se nomme Viktor Gyokeres. Avec 15 réalisations toutes compétitions confondues, le Suédois n’est plus qu’à une unité du total atteint par Didier Drogba lors de sa première saison à Chelsea. Une statistique flatteuse qui a poussé Arteta à user d’une comparaison imagée pour calmer le jeu.

« C’est toujours une question de comparaison », a expliqué Arteta. « J’ai un bel appartement, mais ce type a le plus grand manoir du monde. Alors mon appartement semble terrible. Mais je peux être fier d’avoir travaillé dur pour l’obtenir. » Une manière de saluer l’apport de son buteur tout en écartant la pression d’un parallèle avec l’icône ivoirienne, alors qu’Arsenal poursuit sa quête d’un quadruplé historique.

Arsenal’s Viktor Gyokeres celebrates after the Premier League match at the Tottenham Hotspur Stadium, London.

0 Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article.