Sous tension avec ses supporters, Oliver Glasner s’appuie sur ce constat historique pour justifier sa prudence

Le contexte est électrique autour de Selhurst Park avant le match retour des seizièmes de finale de la Conference League. Alors que Crystal Palace reçoit Zrinjski Mostar après un nul à l’aller (1-1), l’enjeu sportif se double d’une fracture ouverte entre le banc et les tribunes. Oliver Glasner, dont le départ en fin de saison est déjà acté, a profité de la conférence de presse pour tempérer les attentes démesurées, rappelant la réalité historique du club londonien.

Interrogé par Hayters sur la capacité de son équipe à aller au bout de la compétition, le technicien autrichien a refusé de vendre du rêve à ce stade du tournoi. « Je ne veux pas parler de gagner un trophée maintenant parce que nous sommes en seizièmes de finale, donc très loin », a-t-il tranché. Pour étayer son propos, Glasner s’est appuyé sur le passé des Eagles : « Je pense que depuis 120 ans, Crystal Palace s’est engagé dans chaque compétition de coupe pour la gagner. Ce groupe de joueurs l’a fait une fois, l’année dernière. »

Une déclaration qui vise à remettre l’église au milieu du village : l’ambition ne suffit pas. « Chaque équipe entrera dans la compétition en pensant pouvoir gagner, mais une seule pourra soulever le trophée à la fin. Cela n’a aucun sens d’en parler maintenant », a-t-il ajouté.

L’intervention de l’entraîneur survient dans un climat particulier. Depuis l’annonce officielle, il y a un peu plus d’un mois, de son départ programmé à l’issue de l’exercice actuel, le lien avec les supporters s’est distendu. La mauvaise dynamique en Premier League, où le club pointe à la 13e place, n’a rien arrangé. Conscient que cette atmosphère délétère pourrait coûter la qualification européenne, Glasner a lancé un appel à l’union sacrée pour la réception de la formation bosnienne.

« C’est ce dont nous avons besoin, avoir cet esprit de solidarité et que tout le monde soutienne tout le monde », a insisté l’Autrichien, qualifiant cette unité de « fondement de tout grand succès dans n’importe quel club de football ». Malgré l’attrait d’une épopée européenne, le manager a également précisé qu’il ne sacrifierait pas le championnat, où Palace ne compte que cinq points de retard sur la septième place occupée par Brentford. La priorité reste la performance immédiate, sans projection lointaine sur une éventuelle finale en mai.

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