La situation devenait intenable dans le nord de Londres. Alors que le club flirte dangereusement avec la zone rouge, la direction de Tottenham a tranché dans le vif en se séparant de Thomas Frank plus tôt ce mois-ci. Pour tenter de sauver ce qui peut l’être, les Spurs ont confié les clés du camion à Igor Tudor. Engagé pour une mission commando jusqu’au terme de la saison, le technicien croate n’a pas attendu pour poser son diagnostic et fixer une ligne de conduite stricte à son nouveau vestiaire.
Le constat comptable est alarmant : Tottenham pointe à une inquiétante 16e place en Premier League, ne conservant qu’un matelas de cinq points sur West Ham, premier relégable. Le calendrier n’offre aucun répit, puisque le prochain rendez-vous n’est autre que le derby du nord de Londres face au leader, Arsenal. C’est dans ce contexte électrique que l’ancien coach de l’OM a livré sa première interview, relayée par nos confrères de Hayters.
**Une question de mentalité avant la tactique**
Si l’infirmerie des Spurs est pleine, Igor Tudor refuse de s’abriter derrière ce fait. Conscient que la situation « n’est pas facile », il rejette pourtant toute culture de l’excuse. « Il n’y a pas de temps pour trouver des excuses », a martelé le nouvel entraîneur. Son message aux joueurs est clair : le redressement passera d’abord par une prise de conscience individuelle et collective.
« Ce que j’ai dit dès le premier jour ici, c’est que chacun d’entre nous, chaque joueur doit donner quelque chose en plus », insiste Tudor. Pour lui, le classement actuel est une anomalie que « personne ne peut accepter », ni les joueurs, ni les supporters. Mais la simple lucidité ne suffira pas : « Nous en sommes conscients, mais il ne suffit pas d’en être conscient. »
**Le terrain d’entraînement comme seul juge**
Au-delà de l’aspect psychologique visant à redonner « confiance et courage » à un groupe en doute, Igor Tudor a identifié un levier technique précis pour inverser la tendance : l’intensité des séances au quotidien. « Cela peut sembler étrange, mais je crois que la chose sur laquelle nous devons nous concentrer est l’entraînement », explique-t-il. Sa philosophie est simple : le match du week-end n’est qu’une « conséquence » du travail effectué la semaine.
Sur le plan du jeu, le Croate reste fidèle à ses principes malgré l’urgence de points. Il promet un football « positif » et « offensif », sa priorité absolue, tout en reconnaissant la nécessité d’apporter une organisation défensive rigoureuse. Une équation complexe qu’il devra résoudre sans délai, en trouvant « le meilleur système adapté aux joueurs disponibles » avant de défier les Gunners.
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