Auteur d’une prestation remarquée face à la Juventus en Ligue des Champions, Victor Osimhen continue de marquer les esprits bien au-delà des frontières turques. Invité à analyser le profil de l’attaquant de Galatasaray, l’ancien buteur de Watford, Troy Deeney, l’a placé très haut dans la hiérarchie mondiale, tout en livrant une explication lucide sur les raisons qui freinent son transfert vers un géant européen.
La performance de l’international nigérian contre la Juventus, ponctuée d’un but décisif pour la qualification en huitièmes de finale, a relancé les débats sur sa place parmi l’élite. Sur le plateau de l’émission CBS Sports Golazo, Troy Deeney n’a pas hésité à inclure le Super Eagle dans le top 5 des meilleurs attaquants de la planète à l’heure actuelle.
Selon l’ancien capitaine de Birmingham, dont les propos ont été relayés par Complete Sports, la force d’Osimhen réside dans un profil singulier, très éloigné des standards techniques habituels. « Il est physique, il est fort et brut de décoffrage. Ne vous méprenez pas, il n’a pas l’air le plus soyeux, ce n’est pas un attaquant du type Harry Kane », a détaillé le consultant anglais.
**« Seulement un ou deux joueurs meilleurs que lui »**
L’analyse de Deeney met en lumière l’impact physique du joueur prêté par Naples. « Il va vous bousculer, il peut faire le lien dans le jeu, courir dans le dos de la défense et il marque des buts, ce qui est le plus important », poursuit-il. Pour l’Anglais, la hiérarchie est claire : « Si vous le regardez bien, seulement un ou deux joueurs en Europe sont meilleurs que lui dans tous les domaines ».
Cependant, malgré ce constat sportif élogieux, Victor Osimhen n’a pas rejoint la Premier League ou un autre championnat du « Big 5 » l’été dernier. Troy Deeney identifie un obstacle majeur qui ne concerne pas le terrain. « Une grande partie de la raison pour laquelle il n’a pas bougé est financière », explique-t-il.
L’ancien joueur pointe un décalage entre la valorisation que le joueur et son entourage fixent et la réalité économique des prétendants. « C’est une valeur qu’il s’attribue et qu’il veut, et les clubs ne sont pas prêts à s’aligner là-dessus », conclut Deeney, soulignant que si le talent est indiscutable, l’équation économique reste pour l’instant insoluble pour les courtisans européens.
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