Le scénario semblait écrit d’avance après 34 minutes de jeu, mais la fin de rencontre a réservé une tournure dramatique aux supporters présents à Turf Moor. Alors que son équipe avait réussi l’impensable en remontant un déficit de trois buts, Scott Parker a vu ses efforts réduits à néant par l’assistance vidéo dans les instants décisifs.
L’après-midi avait débuté sous une tension extrême pour l’entraîneur de Burnley. Menés 3-0 par Brentford après seulement une demi-heure de jeu, les Clarets faisaient face à la colère de leurs propres tribunes. Des sifflets et des chants hostiles visaient directement le technicien et le propriétaire Alan Pace, sanctionnant une première période jugée catastrophique et une série sans victoire à domicile qui dure depuis octobre.
La dynamique a pourtant changé radicalement au retour des vestiaires. Burnley est parvenu à recoller au score, transformant l’atmosphère délétère en espoir fou. L’équipe pensait même avoir renversé la table lorsque Jaidon Anthony a inscrit ce qui ressemblait au quatrième but des locaux. L’euphorie a été de courte durée : l’arbitrage vidéo est intervenu pour signaler un hors-jeu infime, jugé à la largeur d’une épaule.
**Deux décisions fatales dans le temps additionnel**
Le sort s’est acharné dans les arrêts de jeu. Mikkel Damsgaard a redonné l’avantage à Brentford à la 93e minute (3-4). Dans un dernier sursaut, Ashley Barnes a cru arracher le point du nul, déclenchant des scènes de liesse dans le stade. Une joie de nouveau éteinte par la technologie : après une longue interruption, le but a été refusé pour une main.
Selon les éléments rapportés par PLZ Soccer, Scott Parker s’est montré mesuré mais touché à l’issue de la rencontre. « C’est peut-être un peu d’injustice. Je n’ai pas revu les images. Sur l’écran géant, on dirait que sa main est le long du corps. Cela semble tellement, tellement sévère », a commenté l’entraîneur, soulignant la performance offensive de ses joueurs qui ont inscrit « cinq buts en l’espace de 60 minutes » si l’on comptabilise les réalisations annulées.
L’émotion du technicien était visible lorsqu’il a évoqué la présence de son fils de 10 ans en tribunes : « Il montera dans ma voiture ce soir et, de tous les matchs qu’il a vus cette année, celui d’aujourd’hui sera le plus grand apprentissage pour ce garçon. »
Dans le camp adverse, Keith Andrews, fraîchement prolongé à la tête de Brentford, a reconnu le caractère exceptionnel de cette victoire. Il a admis qu’il n’aurait pas accepté ces décisions VAR si elles avaient été contre son équipe, tout en estimant qu’elles étaient finalement correctes au regard du règlement.
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