C’est un imbroglio contractuel qui tient l’arène en haleine depuis plusieurs jours. Alors que l’affiche entre Boy Niang 2 et Franc, portée par le promoteur Mansour Ba, semble imminente, un obstacle majeur subsiste : le contrat liant le lutteur de Pikine à la structure Gaston Productions pour un duel contre Reug Reug. Ce combat, acté depuis deux ans mais reporté à multiples reprises pour raisons médicales, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une bataille d’interprétation des textes du CNG.
Invité sur le plateau de Bantamba, diffusé par Lutte TV, le chef de file de l’école Boy Niang a tenu à clarifier sa position. Loin de rejeter le combat par simple caprice, il s’appuie sur une lecture stricte du règlement pour justifier sa volonté de passer à autre chose.
Une liberté conditionnée par le calendrier
L’argumentaire du lutteur repose d’abord sur la temporalité de l’indisponibilité de son adversaire. Selon Boy Niang 2, les textes régissant la lutte sénégalaise offrent une porte de sortie précise lorsqu’une blessure s’étire au-delà d’un trimestre. « Reug Reug s’est blessé le 6 novembre 2025 jusqu’au 6 février 2026, ce qui veut dire que les trois mois sont écoulés », explique-t-il, affirmant que cette échéance lui rend sa liberté contractuelle vis-à-vis du promoteur Makane Mbengue.
Le lutteur assure d’ailleurs que le promoteur lui-même avait acté cette situation : « Le lendemain de l’écho de l’accident de Reug Reug, Makane a organisé une conférence de presse pour annoncer ma libération et me donner l’autorisation de contracter un autre combat. »
La faille de la contre-expertise médicale
Au-delà des délais, c’est la validité administrative du retour de Reug Reug que Boy Niang 2 conteste formellement. Si le camp de Thiaroye affirme avoir transmis un certificat de guérison, le Pikinois pointe une irrégularité procédurale.
Il convoque sa propre expérience pour étayer son propos : « Lorsque j’étais en France, j’avais envoyé mon certificat de guérison. Seulement, le CNG d’alors avait exigé ma présence physique et une contre-expertise pour pouvoir valider ma guérison. » Pour Boy Niang 2, l’absence physique de Reug Reug lors du dépôt du certificat et l’absence de contre-expertise rendent le document inopérant aux yeux du règlement actuel.
L’incompatibilité avec le calendrier MMA
Le dernier point de blocage, et non des moindres, concerne l’agenda international de Reug Reug. Boy Niang 2 refuse catégoriquement de servir de variable d’ajustement entre deux combats de MMA. Il brandit ici une autre disposition réglementaire : une fois un combat de lutte régularisé au CNG, aucun des protagonistes ne peut disputer un combat de MMA avant la date fatidique.
« Je n’attendrai jamais qu’il aille disputer son combat en MMA pour après revenir en découdre contre moi », tranche le lutteur, qui se dit prêt à affronter Reug Reug uniquement si le combat est organisé dans les trois mois suivant une guérison validée, et sans intermède dans la cage.
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