L’urgence de trouver le chemin des filets pousse parfois les directions sportives à revoir leurs plans plus vite que prévu. Dans le championnat sud-africain, une recrue hivernale vient de faire les frais d’une hiérarchie interne inattendue, clôturant son aventure avant même de l’avoir réellement commencée.
Selon les informations communiquées par l’agence Sportswire, la formation de Richards Bay s’est officiellement séparée de l’attaquant ougandais Joel Madondo. Arrivé lors du mercato de janvier en provenance du club eswatinien de Nsingizini Hotspurs, le joueur international de 27 ans quitte la franchise du KwaZulu-Natal sans avoir disputé la moindre rencontre officielle sous ses nouvelles couleurs.
Ce départ précipité contraste avec les attentes placées en lui il y a quelques semaines. Madondo s’était engagé sur la base d’un contrat de deux ans. Son recrutement, intervenu peu après celui du défenseur Thembela Sikhakhane, devait répondre à une carence offensive majeure des « Natal Rich Boyz », qui affichaient alors un bilan critique de 12 buts inscrits pour 14 encaissés en Betway Premiership. La direction voyait également en lui une solution directe pour pallier l’absence de Gabadinho Mhango, dont l’indisponibilité sur blessure est actée jusqu’à la fin de la saison.
Cependant, la dynamique sportive a dicté une autre logique. Malgré le besoin manifeste de concrétisation offensive de l’équipe, le trio d’entraîneurs composé de Papi Zothwane, Siboniso Gumede et Ronnie Gabriel a systématiquement privilégié Lundi Mahala à la pointe de l’attaque, cantonnant l’Ougandais en marge de l’équipe première. Les raisons exactes ayant conduit à cette résiliation soudaine n’ont pas été publiquement détaillées.
Il s’agit du deuxième départ acté dans le secteur offensif de Richards Bay au cours des dernières semaines, succédant à celui de Knox Mutizwa. Joel Madondo laisse derrière lui son compatriote, le gardien Salim Magoola, qui reste désormais le seul représentant ougandais de l’effectif sud-africain.


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