Le saut est conséquent, mais le filet de sécurité semble solide. Arrivé sur la Canebière le 23 janvier dernier sous la forme d’un prêt jusqu’à la fin de la saison, Ethan Nwaneri découvre les exigences de la Ligue 1 après avoir rongé son frein chez les leaders de la Premier League. Si le talent du milieu offensif de 17 ans ne fait aucun doute à Londres, son adaptation au contexte marseillais restait la grande inconnue de cette opération hivernale. Une équation que Robert Pires, légende vivante faisant le lien entre Arsenal et la France, a résolue en pointant un facteur d’intégration souvent sous-estimé.
**Un potentiel bridé à Londres, libéré en France ?**
Malgré une campagne 2024/2025 statistiquement impressionnante avec les équipes de jeunes d’Arsenal — neuf buts inscrits et un nouveau contrat de cinq ans en poche — Nwaneri voyait son horizon bouché en équipe première. Le prêt à Marseille s’est donc imposé comme la solution logique pour glaner du temps de jeu au plus haut niveau.
Interrogé par *Le Provence*, dans des propos relayés par *Complete Sports*, Robert Pires ne cache pas son optimisme concernant le profil du joueur. Pour l’ancien international français, les qualités intrinsèques du teenager correspondent aux besoins olympiens : « Le jeune Ethan est techniquement doué et très incisif. » Au-delà de la technique, c’est la mentalité du joueur qui rassure l’ancien Gunner : « Ce n’est pas facile pour lui, mais les Anglais n’ont peur de rien, je ne suis pas inquiet pour lui. »
**La connexion linguistique comme accélérateur**
L’analyse de Pires va plus loin que le simple talent pur. Il identifie un atout structurel majeur dans le vestiaire marseillais qui devrait faciliter cette transition express de trois mois. Outre la présence de son compatriote Mason Greenwood, c’est le profil du nouvel entraîneur, Habib Beye, qui change la donne selon Pires.
« Ce qui est aussi bon pour lui, c’est qu’Habib parle très bien anglais », souligne l’ancien milieu de terrain. Cette barrière de la langue, souvent fatale aux prêts de courte durée, est ici levée par la capacité du technicien à communiquer directement avec sa recrue. Pires conclut sur l’apport immédiat attendu : « Sur les trois derniers mois, Habib peut lui apporter quelque chose. » Une configuration idéale pour transformer un pari hivernal en réussite sportive.
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