Sunday Oliseh, figure emblématique du football nigérian, a occupé le poste de sélectionneur des Super Eagles entre juillet 2015 et février 2016. Une expérience écourtée et marquée par des tensions, sur laquelle l’ancien milieu de terrain revient aujourd’hui avec des détails précis concernant la gestion quotidienne de l’équipe nationale.
L’ancien joueur du Borussia Dortmund s’est exprimé via son podcast, le « Global Football Insights Podcast », relayé par nos confrères de Complete Sports. Il y décrit son passage à la tête de la sélection comme une période particulièrement éprouvante, minée par des manquements organisationnels surprenants pour une nation de ce standing.
Selon les confidences du technicien, le problème majeur ne résidait pas uniquement sur le terrain, mais dans la disponibilité du matériel le plus élémentaire. Sunday Oliseh explique que le planning des entraînements était régulièrement tributaire du cycle de lavage des maillots. « Il y a eu des moments où je devais emmener les garçons à l’entraînement, mais nous ne pouvions pas y aller à l’heure prévue », confie-t-il.
La raison invoquée par l’ancien capitaine des Super Eagles illustre la précarité logistique de l’époque : « Nous devions attendre que les vêtements utilisés le matin sèchent, car ils venaient d’être lavés. » Cette absence de rotation dans les équipements obligeait le staff technique à adapter ses horaires en fonction de la vitesse de séchage des tenues.
Pour le champion olympique 1996, cette situation était difficilement compréhensible au regard du potentiel économique de la fédération. « C’était choquant pour moi, car je savais qu’une grande nation comme la nôtre n’avait aucune difficulté à trouver des sponsors », a-t-il ajouté.
Pour rappel, Sunday Oliseh avait signé un contrat de trois ans avec la Fédération nigériane de football (NFF) en 2015. Il avait finalement démissionné moins d’un an plus tard, invoquant des violations contractuelles, le non-paiement de son salaire et le manque de soutien de ses dirigeants.
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