Une qualité rare pour un profil d’1m96 : l’analyse technique pointue livrée par le staff de l’Udinese sur son portier

Maduka Okoye poursuit son apprentissage de la Serie A sous les couleurs de l’Udinese. Alors que le portier nigérian cherche à s’imposer durablement dans le Calcio, son entraîneur des gardiens a pris la parole pour détailler le profil athlétique singulier de son joueur, soulignant un attribut physique qui détonne particulièrement pour un tel gabarit.

L’exigence du championnat italien ne pardonne aucune approximation, surtout au poste de gardien de but. Arrivé pour franchir un cap, Maduka Okoye fait l’objet d’un suivi attentif de la part de son staff technique. Interrogé dans l’émission « Udinese Tonight », Alex Brunner, l’entraîneur des gardiens du club du Frioul, a livré une analyse technique détaillée des capacités du Super Eagle, relayée par Complete Sports.

**Une explosivité paradoxale**

Ce qui frappe avant tout le technicien italien, c’est la discordance positive entre la taille du joueur et sa motricité. Du haut de son mètre quatre-vingt-seize, le Nigérian affiche une vivacité que l’on retrouve rarement chez les profils aussi longilignes. « C’est un talent physique impressionnant. Il a tout ce qu’il faut pour devenir un grand gardien », assure Alex Brunner.

L’entraîneur pointe spécifiquement sa capacité à aller vite au sol : « Il est inhabituel pour un gardien de 1,96 mètre d’avoir ces qualités physiques ; il est très rapide, même sur les arrêts bas. Disons simplement que la nature a été généreuse avec lui. »

**La gestion de la pression italienne**

Si le potentiel athlétique est validé, le staff de l’Udinese note cependant des axes de progression nécessaires, notamment dans la canalisation de cette énergie. Selon Brunner, la puissance des jambes d’Okoye l’amène parfois à « couvrir le filet plus qu’il ne le devrait ».

Au-delà de l’aspect purement technique, l’adaptation mentale reste le défi majeur. Le technicien a tenu à défendre son joueur face à l’environnement parfois hostile du football transalpin. « En Italie, quand on fait une erreur, la critique est féroce », rappelle Brunner, précisant que si Okoye « souffre intérieurement » de ces jugements, il ne le montre jamais. Le staff de l’Udinese appelle donc à la patience, rappelant que « les progrès ne sont pas automatiques » et que les « vicissitudes hors du terrain » n’ont pas aidé le joueur par le passé.

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