L’affiche tenait toutes ses promesses, mais son dénouement continue d’alimenter les débats techniques. Invité à revenir sur la prestation arbitrale lors de la récente finale entre le Sénégal et le Maroc, l’ancien arbitre international Malang Diédhiou a livré une lecture chirurgicale des événements sur le plateau de la RTS1. Loin de la simple critique émotionnelle, l’expert a mis en lumière un dysfonctionnement précis dans l’application du protocole qui a lourdement pesé sur le sort de la rencontre.
Pour l’ancien officiel, habitué des joutes continentales et mondiales, le problème dépasse les simples erreurs d’appréciation inhérentes au jeu. Si le terme « scandaleux » est employé, Malang Diédhiou tient à nuancer son propos en ciblant la méthode plutôt que le jugement brut. Selon nos sources relayant ses propos sur Wiw Sport, il insiste sur une distinction fondamentale : « Ce n’est pas la décision elle-même qui est scandaleuse, c’est le processus. »
Le point de bascule identifié par l’expert réside dans la gestion temporelle du coup de sifflet. Sur une action litigieuse, l’arbitre central a interrompu le jeu prématurément, une manœuvre qui a techniquement rendu impossible tout recours à l’assistance vidéo. Diédhiou explique qu’en arrêtant l’action avant son terme, l’officiel a « empêché toute intervention de la VAR ». Une précipitation jugée incompréhensible pour un arbitre expérimenté, censé maîtriser les subtilités de la technologie introduite depuis 2018. Même si le ballon avait franchi la ligne, le but n’aurait pu être accordé juridiquement à cause de ce coup de sifflet hâtif.
L’analyse s’étend à d’autres faits de jeu contestés. Diédhiou pointe notamment un hors-jeu transformé en corner pour le Maroc. Il souligne que la présence d’un joueur en position illicite, même sans contact direct avec le ballon, influençait le défenseur sénégalais. Là encore, la décision de donner corner a verrouillé la possibilité pour la VAR de corriger la séquence. Concernant le but refusé au Sénégal, l’ancien arbitre est catégorique : le joueur marocain a utilisé ses mains pour bloquer l’adversaire, ce qui aurait dû conduire à la validation du but.
Enfin, sur la situation de penalty réclamée par le camp marocain impliquant Brahim Díaz, l’expert estime que l’attaquant initie le contact en cherchant l’espace, dédouanant ainsi le défenseur sénégalais. Pour Malang Diédhiou, le constat technique est sans appel : les Lions ont été pénalisés par une série de décisions contraires aux principes du « processus » arbitral moderne, rendant l’intervention correctrice de la vidéo impossible aux moments clés.
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