Vainqueurs en Zambie pour la première fois de leur histoire, les Chiefs justifient leur changement tactique radical par un facteur environnemental précis

C’est une barrière psychologique et statistique qui vient de tomber pour le géant sud-africain. En déplacement ce dimanche au stade Levy Mwanasawasa pour le compte de la troisième journée de la Coupe de la Confédération de la CAF, les Kaizer Chiefs ont non seulement relancé leur campagne dans le groupe D, mais ils ont surtout brisé une malédiction tenace en s’imposant face à ZESCO United (1-0). Il s’agit de la toute première victoire du club contre une formation zambienne. Pourtant, au-delà de ce résultat fondateur, le staff technique retient surtout les conditions très particulières qui ont forcé l’équipe à abandonner ses principes de jeu habituels.

Tout s’est joué dans les premiers instants de la rencontre. Dès la deuxième minute, Pule Mmodi a inscrit l’unique but de la partie, faisant preuve d’opportunisme pour reprendre une tentative d’Inacio Miguel repoussée par le poteau. Cette ouverture du score précoce a permis aux Amakhosi de gérer la première période avec une certaine sérénité, dominant les débats face à une équipe locale incapable de se créer la moindre occasion franche durant les 45 premières minutes.

**Un terrain qui dicte la loi**

Cependant, la physionomie du match a changé au retour des vestiaires. Si les Chiefs ont reculé, laissant la possession à ZESCO, ce n’était pas uniquement par calcul défensif. Comme le rapporte Sportswire, le co-entraîneur Khalil Ben Youssef a mis en lumière un facteur déterminant qui a empêché son équipe de développer son football : l’état de la pelouse.

Le technicien tunisien a expliqué que la découverte du terrain lors de l’entraînement de la veille avait sonné l’alarme. « Avec ce type de terrain, il est dangereux de jouer car chaque joueur doit effectuer trois ou quatre contrôles avant de pouvoir enchaîner », a précisé Ben Youssef. Face à cette contrainte technique majeure, le staff a dû demander aux joueurs de s’adapter à un « football différent », moins axé sur la construction et davantage sur la gestion de la profondeur et des seconds ballons.

**Solidarité défensive et opération comptable**

Cette adaptation forcée a exposé les Chiefs en seconde période. ZESCO United a profité des espaces concédés et de l’incapacité des visiteurs à tenir le ballon pour multiplier les longs ballons. La victoire a finalement été préservée grâce à une intervention décisive de Brandon Petersen dans les ultimes minutes, un arrêt salué par son entraîneur comme le tournant qui a scellé le gain du match.

Au classement, cette victoire pragmatique permet aux « Phefeni Glamour Boys » de se repositionner à la troisième place du groupe D avec quatre points. ZESCO United, de son côté, reste ancré à la dernière place avec un zéro pointé après trois rencontres. Les deux formations se retrouveront dès dimanche prochain au Moses Mabhida Stadium, où les Chiefs tenteront de rééditer leur performance, cette fois sur une surface qui devrait davantage convenir à leurs ambitions de jeu.


0 Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article.