Le passage d’un centre de formation à une institution historique du championnat sénégalais nécessite une adaptation rapide. Alors que le Jaraaf traverse une période de turbulences sportives, marquée par une longue série sans succès, l’un de ses nouveaux éléments au milieu de terrain a détaillé les coulisses de son intégration et les attentes radicalement différentes qui pèsent sur ses épaules.
Transféré cet été de Dakar Sacré-Cœur (DSC) vers le club de la Médina, Alphousseyni Diambang vit une première saison contrastée. Lors d’un entretien accordé à DS Sports, le milieu défensif est revenu sur la spirale négative de son équipe, qui reste sur dix matchs sans victoire après avoir enchaîné quatre succès consécutifs en début d’exercice. Une situation qu’il attribue principalement à un manque de réalisme offensif, malgré une possession de balle souvent à l’avantage des siens. Pour corriger le tir, le staff technique dirigé par Souleymane Diallo multiplie les exercices spécifiques devant le but lors des séances d’entraînement.
L’exigence de résultats est une donnée incontournable au Jaraaf. Diambang souligne que la pression populaire y est constante, un environnement qu’il compare à l’intensité des matchs de Navétane qu’il a connus avec l’ASC Sanc Bi de Yeumbeul. Cette obligation de victoire permanente marque une rupture nette avec son précédent club. Selon lui, si l’académie de Dakar Sacré-Cœur vise également la compétition, son modèle économique et sportif repose avant tout sur la formation et la revente de joueurs. Au Jaraaf, la priorité exclusive reste la conquête immédiate de trophées.
Son adaptation au sein de l’effectif a toutefois été facilitée par la présence de plusieurs anciens coéquipiers de DSC, tels qu’Adama Wade, Malick Sembène, Mbaye Ndiaye et Abdoulaye Faty. Le joueur a également mis en lumière le management de son entraîneur actuel. Souleymane Diallo, décrit comme un technicien très porté sur la tactique et la conservation du ballon, se distingue aussi par sa proximité avec le vestiaire. À la suite d’une perte de balle ayant entraîné une défaite (1-0) contre l’AS Pikine, le coach l’a appelé personnellement pour le remobiliser. Une méthode qui contraste avec la rigueur frontale de son ancien formateur, Hassane Fall, dont l’intransigeance lui a forgé un mental solide.
Positionné préférentiellement en sentinelle (numéro 6), avec la capacité de dépanner un cran plus haut, Alphousseyni Diambang garde des objectifs clairs pour la fin de saison. Outre la volonté de ramener le Jaraaf sur le podium du championnat, il espère décrocher un contrat professionnel. À plus long terme, le milieu de terrain nourrit l’ambition d’intégrer l’équipe nationale du Sénégal, de remporter un Ballon d’Or africain et de fouler un jour la pelouse du FC Barcelone, son club de cœur.
« Nous faisons beaucoup d’exercices devant le but pour améliorer notre efficacité. Nous dominons souvent les matchs, nous avons la possession, mais nous ne marquons pas assez. Or, pour gagner, il faut marquer et bien défendre ».
« Souleymane Diallo est un coach très tactique. Je dirais même qu’il a une approche proche de celle d’une académie. Son équipe aime garder le ballon et jouer vers l’avant. En dehors du terrain aussi, il est très proche des joueurs ».
« DSC a perdu beaucoup de joueurs importants, des cadres comme Daouda Ba ou Malick Sembène qui était le capitaine. En plus, ils ont recruté beaucoup de nouveaux joueurs pour reconstruire l’équipe. Cela demande forcément du temps ».

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