Appelée pour les prochaines échéances internationales, la défenseure centrale retrouve la sélection anglaise après une période d’indisponibilité prolongée. Si sa présence pour les qualifications au Mondial est désormais actée, ce retour a nécessité une gestion psychologique et physique particulière suite à une alerte survenue en début d’année.
Leah Williamson est de nouveau opérationnelle. La capitaine des Lionesses figure dans le groupe qui affrontera l’Ukraine et l’Islande pour le compte des qualifications à la Coupe du Monde. Une présence qui marque la fin d’un long parcours de soins pour la joueuse d’Arsenal, éloignée des terrains suite à une blessure au genou, mais dont la réathlétisation ne s’est pas déroulée de manière linéaire.
**Une gestion de la patience imposée par le staff médical**
Alors que son retour semblait se préciser, la joueuse a dû faire face à un contretemps qui a modifié le protocole établi. Selon des propos rapportés par Hayters, Williamson a connu une « petite rechute juste après Noël ». Cet événement a contraint l’encadrement médical à intervenir directement pour modifier l’approche de la joueuse vis-à-vis de sa propre récupération.
« Mes kinés m’ont fait asseoir au début de cette rééducation et m’ont dit qu’ils allaient avoir besoin que je sois un peu plus patiente que d’habitude », explique l’internationale anglaise. Une consigne de prudence acceptée par la joueuse, qui admet avoir été « très prudente » par la suite pour garantir sa disponibilité actuelle.
**Le facteur mental comme levier de performance**
Au-delà de l’aspect purement clinique, cette période loin des terrains a permis à la double championne d’Europe (2022, 2025) d’effectuer un travail psychologique nécessaire. Contrairement à certaines blessures où l’athlète cherche à s’isoler, Williamson affirme avoir gardé une connexion avec son environnement professionnel tout en s’appuyant sur sa vie privée pour relativiser.
« Je ne voulais pas être blessée, mais je suppose que cela m’a donné le temps, physiquement et mentalement, de me réinitialiser et de traiter les choses correctement », analyse-t-elle. Elle évoque notamment la difficulté pour les athlètes de gérer la « descente » après l’euphorie d’un grand tournoi victorieux.
Aujourd’hui, la motivation reste intacte. L’objectif affiché est clair : ajouter de nouveaux trophées à un palmarès déjà fourni. « Après 2022, je sais que cela a alimenté un feu pour aller gagner à nouveau », conclut la capitaine, qui se dit prête à retrouver le niveau de ses coéquipières pour les échéances à venir.
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