Visé par une manifestation réclamant son départ, le co-entraîneur de Kaizer Chiefs dégaine un argumentaire chiffré pour défendre son bilan

La pression s’accentue autour de l’encadrement technique de Kaizer Chiefs. Après une série de contre-performances ayant conduit à des éliminations successives en Coupe de la Confédération de la CAF et en Nedbank Cup, le club sud-africain traverse une zone de turbulences en championnat. Face à la gronde des supporters, le co-entraîneur Cedric Kaze a choisi de s’appuyer sur les données statistiques pour défendre la progression de son équipe.

Selon les informations relayées par Sportswire, la situation comptable des Amakhosi s’est dégradée lors des dernières semaines. L’équipe reste sur trois défaites consécutives en Betway Premiership, au cours desquelles elle a encaissé six buts pour seulement deux inscrits. Le point culminant de cette série noire a été la lourde défaite (3-0) concédée face au rival historique, Orlando Pirates. Un tel écart lors d’un derby de Soweto en championnat n’avait plus été observé depuis 25 ans.

Cette dynamique a provoqué l’ire des supporters. La semaine dernière, une marche a été organisée en direction du siège du club pour exiger le licenciement de Cedric Kaze et de son binôme, Khalil Ben Youssef.

S’exprimant jeudi en conférence de presse avant la réception de Durban City au FNB Stadium, Cedric Kaze a écarté les critiques extérieures pour se concentrer sur les données de terrain. « Je suis entraîneur et mon travail est sur le terrain. D’abord, je veux évaluer les 18 matchs de championnat que nous avons joués et les mettre en contexte », a-t-il déclaré. Il a souligné qu’à ce stade de la saison, l’équipe affiche un bilan de 30 points avec quatre défaites, marquant une amélioration par rapport aux exercices précédents où le club comptait 25 points (2023/2024) ou 24 points (2024/2025) après le même nombre de rencontres.

Le technicien a ensuite détaillé plusieurs indicateurs pour illustrer l’évolution de son groupe. Avec 59,4 % de possession de balle et 415 passes précises par match, Kaizer Chiefs se classe deuxième du championnat dans ces domaines, juste derrière Mamelodi Sundowns. L’équipe domine également les statistiques des tirs totaux (15,5 en moyenne), des tirs cadrés (5,2) et des dribbles réussis (9,5, devant Golden Arrows).

Malgré ces chiffres, la concrétisation fait défaut. Sur ses 13 victoires toutes compétitions confondues cette saison, le club n’a inscrit trois buts ou plus qu’à deux reprises : contre les Congolais de Simba (3-1) lors du deuxième tour préliminaire de la Coupe de la Confédération et face à Orbit College FC (4-1) en championnat.

Pour expliquer la récente friabilité défensive, notamment lors de la défaite contre Richards Bay, Cedric Kaze pointe une cascade de forfaits ayant déstabilisé l’arrière-garde depuis le mois de janvier. « Contre Richards Bay, nous avions une défense à quatre qui ne s’était jamais entraînée ensemble », a-t-il précisé. La blessure de dernière minute d’Inacio Miguel a contraint le staff à aligner une charnière centrale expérimentale composée de deux gauchers, Bradley Cross — tout juste de retour de blessure — et Aden McCarthy.

Estimant que l’équipe maintient une position cohérente depuis le début de l’exercice, le co-entraîneur a affirmé que les critiques émanent de personnes ayant « des agendas différents », tout en assurant qu’il quitterait le club la tête haute si la direction décidait de s’en séparer.


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