À l’approche du scrutin, Doudou Diagne Diécko dévoile le dispositif sécuritaire central de son projet en neuf axes pour Dakar

L’échéance approche pour la lutte dakaroise. Alors que l’assemblée générale élective de la Ligue régionale doit se tenir ce samedi 21 février 2026 à l’Arène nationale, les positions se clarifient et les stratégies s’affinent. Dans ce sprint final vers la présidence, le camp de la coalition « Bira Président » a choisi de mettre en avant une structuration technique précise pour convaincre les votants.

C’est une feuille de route articulée autour de neuf axes que Doudou Diagne Diécko a présentée aux acteurs de la discipline. Loin des simples promesses de campagne, le candidat s’est entouré d’un état-major rompu aux arcanes de la lutte, incluant Ibrahima Faye « Beuz » de Lutte TV, le promoteur Jamaïcain, Gora Ndoye des jeunes amateurs ou encore Massamba Guèye de l’association des entraîneurs (Anels). Ensemble, ils défendent un projet qui place la sécurisation des événements au sommet des priorités.

**Une réponse institutionnelle à la violence**

Le point névralgique du programme concerne la gestion de la sécurité, véritable talon d’Achille des grands rendez-vous à l’Arène nationale. Selon les éléments rapportés par Le Soleil Sports, Doudou Diagne Diécko ne mise pas uniquement sur le renforcement des effectifs, mais sur un changement structurel : la création d’une « cellule permanente ». Cette entité aurait pour vocation de réunir, autour d’une même table, les représentants de la Ligue, les forces de sécurité et les autorités administratives. L’objectif est d’instaurer un dialogue continu pour garantir la protection des lutteurs, des encadreurs et du public, restaurant ainsi la confiance nécessaire au retour des sponsors.

**Digitalisation et protection sociale**

Sur le volet économique, le projet entend rompre avec l’amateurisme par la création d’un fonds de développement spécifique à la lutte dakaroise et l’ouverture vers les collectivités territoriales. La modernisation administrative passe par une offensive numérique : sites web pour chaque structure, base de données centralisée et instauration d’une carte numérique pour le suivi des carrières des athlètes.

Le programme n’oublie pas la dimension sociale, souvent réclamée par les acteurs de l’arène. La mise en place d’une couverture maladie pour les lutteurs en activité et un accompagnement pour les anciens pratiquants figurent parmi les engagements clés. Enfin, le candidat envisage d’internationaliser la Ligue de Dakar via des collaborations avec des métropoles comme Paris, Niamey ou Montréal, ouvrant la porte à des stages et des combats délocalisés.

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