À l’aube d’une onzième finale à Melbourne, Djokovic identifie précisément ceux qui alimentent sa quête d’histoire

Après un combat en cinq sets contre Jannik Sinner, le numéro un mondial s’apprête à défendre son trône face à Carlos Alcaraz sur la Rod Laver Arena. Au sortir d’une qualification obtenue au bout de la nuit, le Serbe a livré une analyse lucide sur les ressorts psychologiques précis qui le maintiennent au sommet face à la nouvelle génération.

La qualification pour cette finale de l’Open d’Australie ne s’est pas faite sans douleur. Vainqueur de l’Italien Jannik Sinner au terme d’un duel intense (6-1, 6-2, 6-7, 6-3), Novak Djokovic s’est ouvert les portes d’une nouvelle confrontation pour l’histoire. Ce dimanche, il retrouvera l’Espagnol Carlos Alcaraz, tombeur d’Alexander Zverev, pour un remake de leur finale de Wimbledon. Mais au-delà de la performance physique, c’est l’état d’esprit du champion en titre qui retient l’attention.

Interrogé par la presse aux alentours de 3 heures du matin à Melbourne, le Serbe a tenu à clarifier la source de sa motivation actuelle. Selon des propos relayés par notre confrère Complete Sports, Djokovic s’est adressé directement à une frange spécifique d’observateurs. « Je n’ai jamais cessé de croire en moi », a-t-il affirmé, avant de pointer du doigt le scepticisme ambiant : « Je vois beaucoup d’experts qui, tout d’un coup, voulaient me mettre à la retraite ou m’ont mis à la retraite à plusieurs reprises ces deux dernières années. »

Loin de s’en offusquer, le joueur aux 24 titres du Grand Chelem utilise ces critiques comme carburant. « Je veux tous les remercier parce qu’ils m’ont donné de la force. Ils m’ont donné la motivation pour leur prouver qu’ils avaient tort », a-t-il précisé. Une déclaration qui pose le décor avant cet ultime match sur un court où il reste invaincu lors de ses dix précédentes finales.

La dimension physique reste néanmoins au cœur des interrogations avant ce choc. Carlos Alcaraz, de quinze ans son cadet, pourrait bénéficier d’un avantage biologique pour la récupération, un fait que Djokovic ne nie pas. « Biologiquement, je pense que ce sera un peu plus facile pour lui de récupérer », a concédé le Serbe, tout en rappelant qu’il avait battu l’Espagnol ici même l’année dernière au terme d’un match éprouvant. L’histoire est en jeu pour les deux hommes, mais Djokovic aborde ce rendez-vous avec la certitude que sa préparation et sa résilience mentale, forgée par les doutes extérieurs, restent ses meilleurs atouts.

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