L’ère Amir Abdou s’ouvre officiellement à Ouagadougou. Face aux médias ce jeudi, le nouveau patron technique de la sélection nationale a posé les premières fondations de son mandat. Conscient de l’exigence du public burkinabè et de la pression inhérente au poste, l’ancien sélectionneur des Comores n’a pas tardé à définir la trajectoire de l’équipe, en plaçant la barre à un niveau hiérarchique bien spécifique pour les mois à venir.
Alors que le Burkina Faso pointe actuellement à la 12e place au classement des nations africaines, le successeur d’Hubert Velud estime que ce rang ne reflète pas le potentiel réel du vestiaire. Pour lui, la montée en puissance doit être arithmétique et durable. Son ambition est désormais gravée dans le marbre : installer les Étalons dans le « Top 8 » continental.
Selon les propos rapportés par nos confrères de Wiw Sport, le technicien a justifié cette exigence par la qualité intrinsèque de l’effectif. « Le Burkina est une grande nation. Il a participé à plusieurs reprises aux quarts de finale », a-t-il rappelé avant de préciser sa pensée : « Cette sélection, pour moi, je l’ai dit au président, elle doit pouvoir faire partie du top 8 avec la qualité des joueurs. »
**La méthode : une « famille » élargie**
Pour atteindre ce cercle fermé des meilleures nations d’Afrique, l’ex-entraîneur du Hassania Agadir compte s’appuyer sur une prospection large. Pas question de se limiter à un seul vivier : la stratégie reposera sur l’intégration continue des binationaux et la valorisation des talents locaux.
« Il faut continuer à creuser », insiste-t-il, tout en mettant l’accent sur la cohésion de groupe. « Une sélection, c’est une famille. Il faut pouvoir composer avec ce groupe et leur permettre de les amener au-delà de ce qu’ils ont pu réaliser ces derniers temps. »
**Première échéance en mars**
Le temps d’adaptation sera court. Amir Abdou, qui connaît la rigueur du calendrier international après ses passages sur les bancs de la Mauritanie et des Comores, sait que la patience est une denrée rare dans le football moderne. « Les dirigeants, le peuple ont besoin de résultats. C’est légitime », a-t-il concédé.
Le chantier débute immédiatement. Le technicien dirigera ses premières séances et ses premiers matchs lors de la prochaine fenêtre FIFA prévue ce mois de mars, qui servira de premier test grandeur nature pour valider ce changement de cap.
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