L’instance dirigeante du football européen a rendu son verdict concernant les incidents survenus lors du barrage de Ligue des Champions entre le Benfica et le Real Madrid en février dernier. Au cœur des tensions avec l’attaquant brésilien Vinicius Jr, un joueur du club portugais s’est vu infliger une importante suspension, suite à une requalification des faits initiaux.
Gianluca Prestianni, l’ailier argentin de 20 ans évoluant au Benfica, a écopé d’une suspension de six matchs de la part de l’UEFA. Selon les informations rapportées par Complete Sports, cette sanction fait suite à des propos à caractère homophobe tenus à l’encontre de Vinicius Jr, et non pour racisme comme initialement suspecté.
L’incident remonte au mois de février, sur la pelouse de l’Estadio da Luz à Lisbonne. Alors que le Real Madrid menait 1-0 grâce à une réalisation de l’international brésilien, la rencontre a été interrompue pendant dix minutes. Suite à une interaction avec Prestianni, Vinicius s’est dirigé vers l’arbitre français François Letexier en mimant le geste des bras croisés, le signal officiel introduit par la FIFA pour dénoncer des abus racistes, avant de quitter le terrain suivi par ses coéquipiers.
L’enquête de l’UEFA a cependant mis en lumière une autre réalité. Gianluca Prestianni a fermement nié toute insulte raciste, affirmant que le Brésilien avait mal entendu ses propos. Un témoignage clé est venu appuyer cette version : celui du milieu madrilène Aurélien Tchouameni, qui a déclaré que le joueur de Benfica lui avait avoué avoir prononcé une insulte homophobe.
Cette nuance a eu un impact direct sur la sanction. En cas de racisme avéré, le règlement de l’UEFA prévoit une suspension minimale de dix rencontres. Pour conduite homophobe, la peine infligée se décompose ainsi : un match de suspension provisoire déjà purgé, deux rencontres fermes à venir, et trois matchs assortis d’un sursis de deux ans. L’UEFA a également sollicité la FIFA pour que cette sanction soit étendue à l’échelle mondiale.
Avant le verdict, le Benfica avait dénoncé une « campagne de diffamation » et soutenu publiquement son joueur. L’entraîneur du club lisboète, José Mourinho, avait toutefois prévenu que la carrière de l’Argentin sous ses ordres serait terminée si les abus étaient prouvés. De son côté, Vinicius Jr avait réagi sur ses réseaux sociaux après le match en déclarant que « les racistes sont, avant tout, des lâches ». En marge de cette affaire, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a récemment suggéré l’expulsion systématique des joueurs dissimulant leur bouche lors d’altercations sur le terrain.
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