Dix jours après l’élimination de l’Algérie à la Coupe du monde 2026, le débat porte déjà sur l’avenir de Vladimir Petkovic, alors même que Nourredine Kourichi estime que le problème dépasse le seul choix du sélectionneur. L’ancien international algérien, héros de 1982 et ex-adjoint de Vahid Halilhodžić en 2014, décrit un malaise plus large, lié selon lui à la construction de l’équipe et au niveau de la formation.
Dans son bilan du tournoi, Kourichi rappelle que l’objectif contractuel annoncé était d’atteindre le deuxième tour, ce qui a bien été fait, mais il juge que l’image renvoyée n’a pas été à la hauteur des attentes du public algérien. Il explique surtout que Petkovic n’a pas bâti une équipe type pendant la CAN, ce qui aurait dû servir de base avant le Mondial. Au milieu de cet échange relayé par Africafoot, il insiste sur l’absence d’automatismes, sur des joueurs parfois mal utilisés et sur le manque de continuité qui a empêché l’Algérie de produire un jeu convaincant.
Kourichi cite plusieurs choix précis. Il évoque notamment le positionnement d’Ibrahim Maza, puis l’absence d’un attaquant de profondeur après la blessure d’Amoura. Selon lui, un profil comme celui de Bounedjah aurait apporté un point d’appui utile en attaque. Il revient aussi sur la défaite 0-3 contre l’Argentine, en expliquant que Luca Zidane a été exposé par des changements répétés dans le schéma tactique et dans l’organisation défensive. Il considère enfin que titulariser Oussama Benbot face à l’Autriche, pour une première sélection alors que le gardien n’avait joué que 14 matchs en club cette saison, relevait d’une erreur tactique majeure.
Sur la question de la succession de Petkovic, Kourichi refuse d’opposer mécaniquement technicien local et entraîneur étranger. À ses yeux, le futur sélectionneur doit d’abord être choisi pour ses compétences, ses diplômes et sa formation. Il s’appuie sur son expérience aux côtés de Halilhodžić pour rappeler que l’exigence du haut niveau repose sur l’apprentissage du métier. Il élargit ensuite le constat au football algérien dans son ensemble, en soulignant le retard pris dans la formation des jeunes et des entraîneurs, ainsi que la difficulté à faire émerger un gardien de très haut niveau depuis le départ de Raïs M’Bolhi. Kourichi ajoute enfin qu’en 1982, l’équipe victorieuse face à la RFA ne comptait que deux binationaux, alors qu’aujourd’hui la sélection serait composée, selon lui, à 80 % de binationaux.

0 Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.