Alors que le groupe est réuni à Polokwane, la décision brutale de la SAFA confirme les lourdes menaces qui pèsent sur la compétition

Tout semblait pourtant calé pour lancer la défense du titre continental. Les Banyana Banyana sont en rassemblement, la finale de la COSAFA Cup est atteinte et le staff technique a fait ses choix. Mais alors que le public attendait l’officialisation de la liste pour le voyage au Maroc, la Fédération sud-africaine (SAFA) a brusquement mis le processus à l’arrêt, invoquant une incertitude qui dépasse le simple cadre logistique.

La conférence de presse prévue la semaine prochaine n’aura pas lieu. Selon les informations rapportées par Sportswire, la SAFA et la sélectionneuse Desiree Ellis devaient dévoiler l’effectif final pour la Coupe d’Afrique des Nations féminine (WAFCON). Ce rendez-vous médiatique a été purement et simplement rayé de l’agenda. La raison invoquée en interne est alarmante : l’instance dirigeante ne dispose plus d’aucune garantie que le tournoi se tiendra aux dates prévues.

Initialement programmée du 17 mars au 3 avril au Maroc, la compétition semble aujourd’hui en sursis. Plusieurs sources indiquent un report imminent, alimenté par des rumeurs persistantes sur un potentiel retrait du Maroc en tant que pays hôte. Un signe technique ne trompe pas les observateurs avertis : l’absence totale des ateliers préparatoires, ces workshops que la Confédération Africaine de Football (CAF) organise systématiquement en amont de ses tournois majeurs.

**Cacophonie au sommet de l’État**

Cette instabilité a provoqué une scène de confusion politique en Afrique du Sud. Face à l’hypothèse d’une défaillance marocaine, la vice-ministre des Sports, Peace Mabe, a affirmé sur la SABC que le pays était « prêt » à récupérer l’organisation, citant l’expérience du G20 et les infrastructures existantes pour éviter tout embarras à la CAF.

Une sortie médiatique immédiatement recadrée par son supérieur hiérarchique. Le ministre des Sports, Gayton McKenzie, a tenu à clarifier la situation : l’Afrique du Sud n’a reçu aucun droit d’organisation pour remplacer le Maroc. Officiellement, le Royaume chérifien reste l’hôte de cette édition, qui doit marquer la troisième organisation consécutive de l’événement sur ses terres.

**Le terrain comme seul refuge**

Pendant que les décideurs naviguent à vue, le sportif tente de garder le cap. Actuellement en stage à Polokwane, les championnes d’Afrique en titre préparent leur finale de COSAFA Cup prévue ce vendredi. Desiree Ellis dispose de son groupe au complet, renforcé par le retour notable de l’attaquante vedette Thembi Kgatlana, absente lors de la précédente édition pour raisons personnelles.

Si le calendrier initial est maintenu, l’Afrique du Sud devra défendre sa couronne dans le groupe B, aux côtés de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et de la Tanzanie, avec des matchs prévus au stade Al Madina de Rabat. Pour l’heure, les billets d’avion restent en attente.


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