Après l’élimination, Iga Swiatek utilise une image choc pour dénoncer le traitement réservé aux joueuses en coulisses

L’Open d’Australie ne se joue pas seulement sur les courts, mais aussi sous l’œil constant des objectifs, une situation qui commence à peser lourdement sur le circuit féminin. Alors que l’Américaine Coco Gauff a vu sa détresse exposée en direct après une défaite, Iga Swiatek a profité de sa propre conférence de presse pour exiger un changement radical, remettant en cause la frontière actuelle entre couverture médiatique et voyeurisme.

La polémique est née d’images diffusées capturant un moment de craquage émotionnel de Coco Gauff, une séquence que la joueuse américaine estimait devoir rester privée. Solidaire de sa consœur, la numéro deux mondiale a élevé la voix pour dénoncer l’intrusion systématique des caméras dans les zones réservées aux athlètes, notamment après les matchs.

Éliminée en quarts de finale par Elena Rybakina (7-5, 6-1), la Polonaise n’a pas mâché ses mots devant les journalistes, utilisant une analogie marquante relayée par Complete Sports. « La question est de savoir si nous sommes des joueurs de tennis ou des animaux dans un zoo, où l’on est observé même quand on va aux toilettes ? », s’est interrogée Swiatek, pointant du doigt la surveillance permanente dans les coulisses du tournoi de Melbourne.

Bien qu’elle ait immédiatement nuancé son propos en admettant une part d’exagération, la quadruple lauréate en Grand Chelem a insisté sur la nécessité de préserver des espaces de décompression. Selon elle, les joueurs ont besoin de pouvoir gérer leur processus de récupération ou de frustration sans être constamment filmés. « Il y a des tournois où c’est impossible, vous êtes constamment observés, si ce n’est par les fans, alors par les caméras », a-t-elle déploré.

Pour Swiatek, la distinction doit être claire : le devoir médiatique s’arrête là où commence la vie personnelle, même dans l’enceinte du stade. « Nous sommes faits pour être regardés sur le court et en conférence de presse », a précisé la joueuse, refusant que des erreurs d’accréditation ou des moments de vulnérabilité ne servent qu’à alimenter les réseaux sociaux. « Ce n’est pas notre travail de devenir un mème », a-t-elle conclu, appelant les organisateurs à revoir leur politique de confidentialité.

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