La question de la sécurité autour des affiches de lutte sénégalaise reste une préoccupation majeure pour les autorités et les acteurs. Présent à la mairie de Guédiawaye pour un point de presse, l’ancien Roi des arènes a tenu un discours de responsabilité, rejetant les stéréotypes collés à la banlieue tout en exigeant un changement de protocole immédiat de la part des lutteurs eux-mêmes.
L’amalgame est souvent rapide entre la précarité des quartiers populaires et les incidents qui émaillent les grands combats. Selon les propos rapportés par nos confrères de Lutte TV, Balla Gaye 2 a fermement recadré ce débat. Pour le champion, l’origine géographique ou sociale ne saurait justifier les débordements observés.
« Nous sommes tous des banlieusards. Habiter la banlieue n’est pas synonyme de pauvreté », a martelé le lutteur, prenant en exemple le parcours du gouverneur, lui-même issu de ces quartiers et parvenu au sommet par le travail. Pour le chef de file de l’école de lutte Balla Gaye, la difficulté économique doit servir de levier de motivation, comme ce fut le cas pour sa propre carrière, et non de prétexte à la délinquance. « Il est inconcevable que les lutteurs fréquentent des malfaiteurs, des voleurs », a-t-il tranché.
Un protocole de sécurité dicté aux acteurs
Au-delà du constat moral, Balla Gaye 2 a formulé des directives précises pour endiguer la violence physique, notamment lors des jours de combat ou des matchs du Guédiawaye FC. Son appel vise directement la gestion des foules par les athlètes eux-mêmes.
L’ancien Roi des arènes demande la fin des regroupements de masse devant les domiciles des lutteurs avant les affiches, sources fréquentes de tensions. Surtout, il impose une nouvelle gestion du timing d’après-combat pour éviter les croisements dangereux entre convois et supporters adverses. « À la fin des combats, que les lutteurs ne quittent pas trop tôt. Qu’ils laissent la foule partir en premier », a préconisé le fils de Double Less. Selon lui, ce décalage temporel permettrait de faire diminuer drastiquement « la violence, les vols et les agressions ».
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