Face au verrouillage des événements promotionnels, le Lion de Guédiawaye refuse la polémique et renvoie deux acteurs majeurs à leurs responsabilités

Alors que le monde de la lutte digère les mesures restrictives annoncées par le Comité National de Gestion (CNG) concernant les événements promotionnels, le camp de Guédiawaye a tenu à clarifier sa position ce vendredi. Loin de souffler sur les braises de la contestation face aux décisions administratives, Balla Gaye 2 a saisi cette tribune pour livrer un plaidoyer axé sur le civisme et l’image de la banlieue.

Le contexte est celui d’une reprise en main sécuritaire. Bira Sène, président de l’instance dirigeante de la lutte sénégalaise, a récemment officialisé l’arrêt des « Face à Face » et des « Open Press », appliquant une directive émanant directement du gouverneur de Dakar. Une décision motivée par des impératifs d’ordre public qui aurait pu cristalliser les tensions entre les acteurs de l’arène et les autorités.

Cependant, lors du point de presse organisé par les lutteurs de Guédiawaye, le discours s’est voulu apaisant et responsable. Selon les propos rapportés par nos confrères de Wiw Sport, Balla Gaye 2 a refusé de réduire la lutte à une simple source de désordre, préférant insister sur sa dimension socio-économique. « La lutte est un facteur de développement. Ceux qui y survivent et qui réussissent sont nombreux », a martelé l’ancien Roi des Arènes, citant en exemple la trajectoire de Tyson comme référence internationale de réussite.

**Un appel à la responsabilité médiatique et populaire**

Au-delà du constat, le champion de Guédiawaye a directement interpellé deux composantes essentielles de l’écosystème : la presse et les supporters. Concernant le traitement médiatique, le lutteur a mis les journalistes face à leur pouvoir d’influence : « Vous pouvez réparer un bien ou le détruire. Si vous cadrez ce qui est bon, on aura que du positif. »

Une exigence de mesure qui s’applique également aux gradins. Balla Gaye 2 a exhorté les fans à dissocier la passion de la violence, réclamant des retours au calme après les victoires, tant dans le football que dans la lutte. « Nous devons tous travailler ensemble pour la paix et le respect dans l’arène », a-t-il insisté.

**Défense de l’image de la banlieue**

Cette sortie médiatique a également servi à déconstruire les stéréotypes associés aux quartiers populaires. Refusant l’amalgame entre précarité et incivisme, le chef de file de l’école de lutte Balla Gaye a tenu à rappeler que « habiter dans la banlieue n’est pas synonyme d’impolitesse ou de misère ».

Dans cette logique d’apaisement, il a validé la nécessité d’accompagner les initiatives de l’État plutôt que de les combattre, positionnant la lutte comme un levier d’ascension sociale qui doit s’exercer dans le strict respect du cadre républicain.

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