Au plaidoyer technique de son entraîneur sur l’enfer du calendrier, le manager général oppose une froide réalité économique pour justifier la cadence

La victoire continentale contre Al Masry a laissé des traces et délié les langues sur l’enchaînement infernal des rencontres. Mais alors que le technicien tunisien attendait sans doute un appui institutionnel dans sa croisade contre la programmation de la PSL, la réponse de sa hiérarchie a pris une tournure inattendue, plaçant la survie financière au-dessus de la gestion physiologique.

Le succès obtenu dimanche dernier face aux Égyptiens d’Al Masry (2-1) en Coupe de la Confédération n’a pas suffi à apaiser les tensions sur le banc des Kaizer Chiefs. Au sortir de la rencontre, l’entraîneur Khalil Ben Youssef n’avait pas mâché ses mots à l’égard de la Premier Soccer League (PSL), déplorant un calendrier surchargé et un manque de protection pour les clubs sud-africains engagés sur la scène africaine. Une sortie médiatique qui appelait logiquement une réaction de la direction du club de Naturena.

Cependant, la réplique n’est pas allée dans le sens de la plainte du coach. Bobby Motaung, le manager général des Glamour Boys, a tenu à effectuer une mise au point ferme, relayée par Sportswire. Loin de s’associer aux critiques de son entraîneur envers l’instance dirigeante, le dirigeant a rappelé les impératifs structurels qui dictent la cadence de la saison.

Pour la direction, la distinction est claire entre les besoins du terrain et ceux de l’institution. « Il parle d’un point de vue d’entraîneur, mais évidemment, du point de vue du club, le défi que nous avons est le sponsoring ; nous devons être compétitifs et servir nos supporters », a tranché Bobby Motaung. L’argumentaire repose sur une vision pragmatique du football moderne : la ligue et les clubs doivent survivre économiquement, ce qui implique de jouer un maximum de matchs pour satisfaire les diffuseurs et les partenaires.

Le manager général a insisté sur la nécessité pour le staff technique de s’adapter à cette réalité plutôt que de la combattre. « Malheureusement, les entraîneurs et les joueurs en font les frais, mais en termes de business pur, la ligue doit s’auto-suffire », a-t-il précisé, ajoutant que c’est précisément pour cette raison que la profondeur de banc est cruciale dans la construction de l’effectif.

Au-delà de cette divergence sur la gestion du calendrier, Motaung a tenu à souligner les progrès affichés par l’équipe cette saison. Il attribue cette embellie à la stabilité du staff technique et à la cohérence de la planification sportive, tout en appelant à la patience pour une génération de joueurs encore jeune qui a besoin de temps pour atteindre sa pleine maturité.


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