La logique a été respectée samedi au Moses Mabhida Stadium lors des 16es de finale de la Nedbank Cup. Si la qualification d’Orlando Pirates face à Tshakhuma Tsha Madzivhandila (4-1) ne constitue pas une surprise au regard de la hiérarchie nationale, la lecture du match par le banc des vaincus offre un éclairage singulier sur la domination actuelle des Buccaneers. Confronté à l’équipe en forme du moment, le technicien de TTM a livré une analyse imagée de la rencontre, pointant du doigt des circonstances atténuantes bien précises.
Leader de la Betway Premiership et déjà détenteur de deux trophées cette saison, Orlando Pirates n’a laissé aucune chance à son adversaire. La rencontre a été pliée grâce aux réalisations d’Andre de Jong sur penalty, de Thalente Mbatha, de Patrick Maswanganyi et d’une frappe tardive de Sipho Mbule. Une démonstration de force qui a poussé Lucky Nelakau, l’entraîneur de TTM, à admettre la supériorité totale de l’opposition.
**Une lutte inégale dans un environnement hostile**
Selon les propos rapportés par Sportswire, Lucky Nelakau a comparé cette confrontation à une mission de survie impossible. « C’était comme chasser un crocodile dans la rivière », a-t-il imagé pour décrire la difficulté de contenir les assauts des Pirates. Pour le coach, affronter ce qu’il qualifie de « meilleure équipe du pays » avec un effectif composé de neuf à dix jeunes joueurs relevait de la gageure. Il a d’ailleurs souligné que l’addition aurait pu être bien plus salée sans les interventions décisives de son gardien, Lebohang Mohale, qui a évité un score de six ou sept buts.
**L’impact décisif de la délocalisation**
La métaphore du crocodile dans la rivière prend tout son sens à la lumière du contexte logistique de la rencontre. Bien que TTM fût l’équipe recevante, le match s’est déroulé à Durban, fief spirituel des Pirates, transformant ce duel en véritable match à l’extérieur pour le club de Limpopo.
Cette situation n’était pas un choix stratégique mais une contrainte logistique majeure. Nelakau a expliqué que les options habituelles étaient toutes indisponibles : le stade de Thohoyandou était impraticable à cause des fortes pluies, tandis que les enceintes de Polokwane et de Mbombela étaient déjà réservées pour d’autres affiches, notamment un match des Kaizer Chiefs. « Jouer au Moses Mabhida a joué en leur faveur. C’est pour cela que j’ai dit que nous chassions un crocodile. Cela les a beaucoup aidés, et nous n’avions aucun contrôle sur la situation », a déploré l’entraîneur, persuadé que le scénario aurait été différent dans une autre enceinte.


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