Le baptême du feu n’a pas eu la saveur espérée. Propulsé sur le banc de l’Olympique de Marseille dans l’urgence, Habib Beye a connu une première soirée difficile en Bretagne, ponctuée par un revers net face au Stade Brestois (2-0). Loin de se chercher des excuses liées au temps de préparation réduit, le technicien sénégalais a livré une analyse froide de la rencontre avant de décréter une mesure immédiate pour remobiliser son groupe.
**Une faillite sur les fondamentaux**
Il n’aura fallu que trente minutes pour que le plan de jeu marseillais se fissure. Au micro de nos confrères, l’ancien capitaine de l’OM n’a pas masqué les carences de son équipe, pointant un déficit dans l’engagement physique face aux Bretons. « On a été pris par leur intensité sur deux renvois en 30 minutes où on perd les seconds ballons », a détaillé Beye, refusant de s’abriter derrière sa prise de fonction tardive, survenue seulement 24 heures avant le match.
Plus frustrant pour le nouveau coach : l’équipe a failli exactement là où le danger avait été ciblé. La gestion du cas Ludovic Ajorque, point d’ancrage de l’attaque brestoise, n’a pas été à la hauteur des consignes. « On avait identifié qu’il ne fallait surtout pas défendre dans notre box, parce que Ajorque est un joueur qui a beaucoup de présence. Et on est pris sur ces deux situations de centre », regrette le technicien, lucide sur les erreurs de placement de sa défense.
**Direction l’Espagne pour resserrer les liens**
Au-delà de l’aspect tactique, la rencontre a mis en lumière une fragilité mentale, symbolisée par ce penalty manqué qui aurait pu changer la physionomie du match. Pour Habib Beye, le diagnostic est clair : il y a un « petit manque de confiance » qu’il faut traiter d’urgence.
Pour y remédier, le staff a tranché pour une rupture de cadre immédiate. L’équipe ne rentrera pas directement dans la routine de la Commanderie mais s’envolera pour un stage bloqué à Marbella. L’objectif de cette mise au vert en terre espagnole est double : « Se retrouver ensemble et regagner cette confiance », explique l’entraîneur.
Selon les informations rapportées par DS Sports, le mot d’ordre pour cette semaine de travail est simple : « Se réfugier dans le travail ». Conscient de la qualité intrinsèque de son effectif, Beye attend désormais une montée en intensité aux entraînements pour inverser la dynamique dès la prochaine journée.
0 Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.