Battu par son équipe actuelle lors de la finale historique de 2019, l’ancien capitaine des Chiefs se fixe une mission de réparation

La Nedbank Cup réserve souvent des trajectoires croisées, mais celle de Bernard Parker avec TS Galaxy relève d’une ironie particulière. Alors que le club de Mpumalanga s’apprête à disputer un quart de finale décisif ce dimanche au Solomon Mahlangu Stadium, son entraîneur adjoint se retrouve confronté à un souvenir qui a marqué l’histoire du football sud-africain, mais dans le mauvais sens pour lui.

Pour comprendre la motivation actuelle du technicien, il faut remonter à 2019. À l’époque, Parker porte les couleurs des Kaizer Chiefs, favoris indiscutables de la finale. Face à eux, une formation de TS Galaxy qui évolue alors en National First Division (deuxième division). Contre toute attente, ce sont les « Rockets » qui s’imposent (1-0), devenant la première équipe de division inférieure à soulever le trophée Ke Yona. Parker, impuissant, assiste au sacre de l’équipe qu’il dirige aujourd’hui.

Interrogé par *Sportswire*, l’ancien international sud-africain ne cache pas que cette cicatrice nourrit son ambition actuelle. « Je jouais pour les Kaizer Chiefs. TS Galaxy évoluait en NFD et ils sont sortis victorieux de cette finale au stade Moses Mabhida », se remémore-t-il. S’il avait déjà remporté la compétition en 2013 avec les Glamour Boys en marquant le but vainqueur contre SuperSport United, l’échec de 2019 reste un moteur puissant.

« Malheureusement, j’étais du côté des perdants à ce moment-là. Mais cette fois-ci, je veux être du côté des gagnants en tant qu’entraîneur », affirme Parker. Son objectif est clair : obtenir cette médaille qui lui a échappé face à son employeur actuel. « Je sais que c’est possible et j’y crois », ajoute-t-il, soulignant la longévité du président Tim Sukazi, fondateur du club et seul rescapé de l’épopée de 2019 au sein de la direction.

**Une préparation minutieuse face à l’inconnu**

Pour espérer soulever le trophée, TS Galaxy devra d’abord écarter Jacksa Spears ce dimanche. La confiance est de mise après l’exploit réalisé en huitièmes de finale, où les hommes de Parker ont éliminé les redoutables Mamelodi Sundowns sur ce même terrain. Cependant, l’adversaire du jour présentait une difficulté spécifique : le manque d’informations disponibles.

Le staff technique a dû redoubler d’efforts pour ne pas tomber dans le piège de la méconnaissance. « Au début, nous n’avions pas beaucoup d’informations sur Jacksa Spears, mais nous avons une équipe d’analystes de haut niveau », précise l’entraîneur adjoint. Ces derniers ont réussi à se procurer les images nécessaires pour décortiquer le jeu adverse. « Nous sommes satisfaits des informations recueillies. En tant qu’équipe technique, nous sommes bien préparés. Il s’agit juste de rendre les joueurs conscients et alertes sur ce qui les attend », conclut-il.

Le rendez-vous est pris pour ce dimanche, où Bernard Parker tentera de faire un pas de plus vers une rédemption personnelle, six ans après avoir subi la loi de son club actuel.


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