CAN 2027 : le Congo connaît son groupe, mais la crise locale complique déjà la campagne

Le cadre est désormais connu pour les Diables rouges. Le Congo sait contre qui il jouera sa place à la CAN 2027, mais cette visibilité sportive ne règle pas le problème de fond : l’équipe nationale va aborder cette campagne alors que le football congolais traverse une période délicate.

Placés dans le groupe G, les Congolais retrouveront le Cameroun, les Comores et la Namibie. Les qualifications débuteront le 21 septembre prochain et se termineront le 30 mars 2027. Les deux premières journées sont programmées entre le 21 septembre et le 6 octobre, les 3e et 4e entre le 9 et le 17 novembre, puis les deux dernières du 22 au 30 mars 2027. Au bout, les deux premiers du groupe décrocheront leur billet pour la phase finale prévue du 19 juin au 17 juillet au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.

Un groupe relevé, dans un contexte très fragile

Le Cameroun apparaît comme le principal favori de cette poule. Le face-à-face avec les Lions Indomptables est rare dans l’histoire des éliminatoires de la CAN : le texte publié par Adiac-congo rappelle que leur dernier duel dans cette configuration remonte à 1978, avec une victoire camerounaise 2-0 à l’aller puis un succès congolais 4-0 au retour. Le Congo croisera aussi les Comores pour la première fois dans des éliminatoires de CAN.

La Namibie, elle, est un adversaire déjà bien connu. Les deux sélections s’étaient affrontées sur la route des CAN 2000 et 2015. Le Congo avait d’abord dominé la Namibie en aller-retour lors des qualifications pour l’édition 2000, avant de retrouver les Brave Warriors en 2015, avec une défaite 1-0 à l’aller puis une victoire 3-0 à Pointe-Noire. Le contexte a toutefois évolué : la Namibie a atteint les huitièmes de finale de la CAN 2023, tandis que les Comores ont déjà disputé deux phases finales, en 2021 puis en 2025.

Pour les Diables rouges, le paradoxe est là. Le tirage donne un cadre clair, mais l’environnement national reste instable. Le Congo n’a plus joué de phase finale de CAN depuis 2015, année marquée par un quart de finale en Guinée équatoriale. Dans le même temps, le championnat national ne se dispute plus depuis deux ans en raison de la fermeture des stades, ce qui pèse sur les joueurs locaux. Le chantier est donc double : reconstruire une base compétitive et définir une ossature, possiblement avec des éléments de la diaspora, alors même que l’identité du prochain sélectionneur n’est pas encore connue, comme le souligne Adiac-congo.

0 Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article.