Cap-Vert : un effectif entre archipel et diaspora pour une première Coupe du monde

Comment le Cap-Vert, petit archipel lusophone de 525.000 habitants, a-t-il réussi à se hisser jusqu’à une première Coupe du monde ? La sélection cap-verdienne s’est construite tardivement dans le paysage international. Sa fédération n’a vu le jour qu’en 1982, sept ans après l’indépendance vis-à-vis du Portugal, et l’équipe nationale n’a disputé sa première phase finale de Coupe d’Afrique des nations qu’en 2013.

Les Requins bleus ont ensuite confirmé leur progression en retrouvant les quarts de finale de la CAN-2023, comme lors de l’édition 2013. Leur qualification pour le Mondial est venue au terme d’un parcours maîtrisé, conclu devant le Cameroun. Ancien capitaine de la sélection entre 1991 et 2005, Pedro Leitao Brito, plus connu sous le nom de « Bubista », est devenu sélectionneur en 2020 après plusieurs passages comme adjoint.

Dans ce récit de l’ascension cap-verdienne, Rtl rappelle aussi que Bubista restera comme l’entraîneur qui a conduit son pays vers la première Coupe du monde de son histoire. L’ancien défenseur, né sur l’île de Boa Vista, a raconté à la FIFA que sa passion pour le football avait grandi devant le Mondial 1982, alors qu’un seul téléviseur était disponible dans son village de Povoaçao Velha. Il disait avoir été marqué par Lothar Matthäus, Eder et Falcao.

Cette progression repose aussi sur la composition de l’effectif. Une partie importante du groupe est née sur l’archipel, comme le gardien Vozinha, 39 ans, ou le capitaine Ryan Mendes, 36 ans. L’ancien ailier du Havre et de Lille joue aujourd’hui à Kocaelispor. Le Cap-Vert s’appuie aussi sur des joueurs nés à l’étranger dans des familles d’origine cap-verdienne. Steven Moreira, latéral passé par Rennes, Lorient et Toulouse, évolue désormais au Colombus Crew aux Etats-Unis et est né à Noisy-le-Grand. Logan Costa, défenseur central de 25 ans né à Saint-Denis, joue à Villarreal après être passé lui aussi par Toulouse.

Le départ pour l’Amérique a donné lieu à des scènes de liesse dans l’archipel, avec l’attente d’un soutien fort de la diaspora cap-verdienne. Le sélectionneur a aussi relevé la difficulté du groupe H, dans lequel figurent l’Espagne, l’Uruguay et l’Arabie saoudite. Le Cap-Vert devra donc confirmer loin de Praia, où les Requins bleus ont déjà battu des sélections comme l’Egypte ou le Cameroun.

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