« C’est du sabotage » : alors que le combat est ficelé, des négociations parallèles provoquent une levée de boucliers

L’affiche fait saliver l’arène nationale depuis la saison 2023-2024, mais elle semble maudite. Alors que les obstacles médicaux qui entravaient la tenue du choc entre Boy Niang 2 et Reug Reug sont enfin levés, une nouvelle menace, bien plus politique celle-là, plane sur l’événement. En cause : l’irruption d’un troisième larron dans les plans des promoteurs, provoquant une sortie musclée du chroniqueur Bécaye Mbaye.

Le soulagement devait être de mise du côté de Gaston Productions. Après trois reports successifs justifiés par des certificats médicaux et des pépins physiques de part et d’autres, les feux sont repassés au vert. Les deux lourds, Boy Niang 2 et Reug Reug, affichent désormais une santé de fer, ouvrant la voie à une régularisation rapide de ce duel tant attendu pour libérer enfin le promoteur Makane Mbengue.

Cependant, la dynamique de l’arène a changé dimanche dernier. La victoire éclatante de Franc sur Tapha Tine a rebattu les cartes et aiguisé les appétits. Selon les éléments rapportés par Lutte TV, des bailleurs de fonds s’activent en coulisses pour court-circuiter le calendrier établi. Leur objectif est clair : détourner Boy Niang 2 de son engagement initial pour le dresser contre le tombeur de Tapha Tine.

Une manœuvre qui ne passe pas auprès des observateurs avertis. Sur le plateau de Lutte TV, Bécaye Mbaye n’a pas mâché ses mots pour qualifier cette tentative d’interférence. Le chroniqueur dénonce une forme de « sabotage » à l’encontre de la structure de Makane Mbengue, qui patiente depuis de longs mois pour rentabiliser son investissement.

« Nañu bayi Makane teug combat bi » (Laissons Makane organiser ce combat), a martelé l’animateur, appelant les autres promoteurs à respecter les contrats en cours et l’éthique sportive. Si l’affiche Boy Niang 2 contre Franc fait sens sportivement au vu des trajectoires récentes, vouloir l’imposer au détriment d’un contrat déjà ficelé risque de plonger l’arène dans un nouvel imbroglio juridique dont elle se passerait bien.

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