Longtemps resté en retrait face aux spéculations qui animent l’arène, le « Lion de Guédiawaye » a choisi de reprendre la parole. Alors que de nombreux observateurs s’interrogent sur sa capacité actuelle à contenir la fougue de la nouvelle génération, l’ancien Roi des arènes a tenu à clarifier sa position, balayant les doutes sur sa compétitivité avec une mise au point musclée.
La rumeur d’un affrontement entre Balla Gaye 2 et Franc, le chef de file de l’écurie Jambars Wrestling, ne cesse d’enfler. Mais c’est surtout le scepticisme ambiant concernant les chances du fils de Double Less qui a provoqué cette réaction. Intervenant via un appel téléphonique dans l’émission « Le Rendez-vous » sur Lutte TV et relayé par nos confrères de Wiw Sport, le lutteur a coupé court aux analyses techniques le donnant perdant.
« On n’a pas besoin de polémiquer. Les gens se demandent si je peux battre Franc ou pas. Dès que le combat est ficelé, je vais le corriger et le battre », a-t-il martelé. Une déclaration qui sonne comme un avertissement direct envers le « Ndiago Or », invaincu jusqu’ici et souvent présenté comme l’épouvantail de la catégorie.
**Une réponse cinglante sur son intégrité physique**
Au-delà de l’issue sportive, Balla Gaye 2 a tenu à répondre aux critiques ciblant sa condition athlétique. Souvent pointé du doigt pour des pépins physiques récurrents ces dernières saisons, le champion de Guédiawaye refuse que cet argument soit utilisé pour valoriser son potentiel adversaire.
« Les supporters de Franc se trompent s’ils pensent que leur lutteur peut me battre. Mon état de santé ne fait pas débat. La lutte est mon métier et je ne badine pas avec elle », a-t-il précisé dans les colonnes du journal Record. Il a également tenu à relativiser l’écart générationnel, rappelant qu’il n’a pas « dix ans de plus » que son vis-à-vis.
**La hiérarchie rappelée par les chiffres**
Pour asseoir son propos, l’ancien tombeur de Yékini s’appuie sur une donnée factuelle : l’expérience du haut niveau. Si Franc enchaîne les succès, Balla Gaye 2 estime que le vécu dans l’enceinte fait toute la différence. « J’ai fait 20 ans de carrière et j’ai enregistré 23 victoires alors que Franc n’en est qu’à sa 16e. Les gens ne se focalisent que sur l’instant présent », regrette-t-il, avant de conclure par une sentence lourde de sens : « Ce que j’ai fait dans l’arène, Franc ne l’a pas encore fait. »
La balle est désormais dans le camp des promoteurs pour matérialiser cette affiche qui, avant même toute signature, cristallise déjà les tensions.
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