Malgré une dynamique sportive impressionnante sur la scène continentale, l’ambiance n’est pas à l’euphorie dans les coulisses des Kaizer Chiefs. Alors que le club de Soweto vient de prendre une option sérieuse sur la qualification en Coupe de la Confédération, son encadrement technique tire la sonnette d’alarme concernant une gestion du calendrier jugée inéquitable par rapport aux standards appliqués précédemment.
La victoire obtenue dimanche face aux Égyptiens d’Al Masry a propulsé les Amakhosi en tête du groupe D, confirmant leur solidité avec un cinquième succès en six rencontres depuis le début de l’année 2025. Pourtant, cette performance se construit dans des conditions logistiques extrêmes. Sur ces six matchs disputés toutes compétitions confondues (Betway Premiership, Nedbank Cup et CAF), un seul s’est joué à Johannesburg. Cette accumulation de déplacements et de temps de jeu, sans période d’adaptation, a poussé le co-entraîneur Khalil Ben Youssef à une mise au point publique.
L’entraîneur pointe directement l’absence d’aménagements de la part de la Ligue (PSL), une rigidité qui contraste, selon lui, avec la flexibilité accordée à d’autres formations par le passé. « Nous sommes dans une situation où nous jouons cette compétition tout en disputant tous nos matchs de championnat », a déclaré le technicien. « Je me souviens que la saison dernière, beaucoup d’équipes jouaient les compétitions CAF, et on modifiait leurs calendriers ; elles ont joué leurs cinq derniers matchs de championnat en mai. »
Le grief repose sur cette différence de traitement alors que les Chiefs portent les couleurs de l’Afrique du Sud. Ben Youssef souligne l’impossibilité de préparer tactiquement les rencontres : « Nous rentrons aujourd’hui, et demain nous repartons. Nos joueurs n’ont plus aucune séance d’entraînement. Nous jouons, le lendemain c’est repos, et le jour suivant c’est jour de match. »
Cette cadence infernale a des répercussions immédiates sur l’effectif. Le défenseur Inacio Miguel a rejoint l’infirmerie, victime de l’enchaînement des matchs, tandis qu’Aden McCarthy a écopé d’un avertissement qui complique la rotation défensive. Face à la pénurie de défenseurs centraux, le staff a dû prendre le risque d’aligner Given Msimango pour 90 minutes, alors que le joueur revenait tout juste d’une absence de six mois pour blessure.
« Ce n’est pas une excuse, c’est une réalité », insiste Ben Youssef, qui rappelle que le club représente la nation. « Si vous voulez progresser, vous devez aussi aider votre équipe. Certaines équipes, dont je ne citerai pas le nom, ont joué les mêmes matchs que nous la saison dernière [avec des reports], alors que cette saison, elles ne jouent rien. »
Les Chiefs devront conclure leur phase de groupes dimanche prochain contre le Zamalek, un autre géant égyptien. Un match nul ou une victoire suffira pour valider leur ticket pour les quarts de finale, une performance qui relèverait de l’exploit compte tenu de l’état physique du groupe.


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