La préfecture de Dakar servait ce matin de cadre à une concertation majeure entre l’administration et les acteurs de la lutte, axée sur l’éradication des violences post-combats. Si l’ordre du jour portait sur la sécurité collective, la séance a été marquée par une mise au point individuelle stricte visant l’une des têtes d’affiche de l’arène, contrainte d’entendre un rappel aux normes hiérarchiques.
L’initiative venait directement du Gouverneur de Dakar. Face à la recrudescence des agressions et des débordements qui entachent régulièrement les grandes affiches de lutte avec frappe, l’autorité administrative a convoqué l’ensemble des parties prenantes pour définir des solutions pérennes. L’objectif affiché par la gouvernance reste de sécuriser l’espace public et de préserver l’intégrité physique des amateurs au sortir des enceintes sportives.
Au-delà des mesures générales, la rencontre a pris une tournure disciplinaire pour Siteu. Le chef de file de l’écurie Lansar, présent autour de la table des négociations, a été directement interpellé sur sa communication publique. En cause : un entretien accordé aux médias récemment, durant lequel le « Tarkinda » avait tenu des propos jugés offensants à l’endroit des représentants de l’État.
L’autorité régionale a saisi cette opportunité pour marquer le pas. Selon les éléments rapportés par nos confrères de Lutte TV, le Gouverneur a exprimé une colère froide face aux mots du lutteur, exigeant une révision immédiate de son comportement vis-à-vis des institutions. Pour clore cet échange et signifier la différence de statut entre un athlète, aussi populaire soit-il, et un représentant de l’État, le Gouverneur a utilisé une formule wolof sans équivoque : « Douniou moromame » (nous ne sommes pas des égaux).
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