La gestion des émotions numériques devient un défi aussi complexe que la tactique sur le terrain pour Tottenham. Au lendemain d’une rencontre exigeante face à Manchester City, le vestiaire des Spurs doit composer avec une nouvelle prise de parole non filtrée de son défenseur central, Cristian Romero. Interpellé sur cette initiative individuelle qui pointe du doigt la gestion de l’effectif, Thomas Frank a tenu à marquer une distance claire tout en protégeant l’institution.
L’incident trouve sa source dans une publication récente de l’international argentin. Après le match contre les Citizens, le champion du monde a utilisé ses réseaux sociaux pour qualifier de « honteuse » la situation actuelle de Tottenham, déplorant le faible nombre de joueurs disponibles pour une telle affiche. Ce n’est pas un coup d’essai pour le défenseur, qui avait déjà exprimé son mécontentement plus tôt dans la saison après une défaite contre Bournemouth, critiquant alors le silence de certains membres du club quand les résultats sont défavorables.
p>Selon nos sources relayant Hayters, la réaction de la direction sportive ne s’est pas fait attendre, bien qu’elle se veuille mesurée publiquement. Thomas Frank a confirmé que l’incident était traité « en interne », refusant toutefois de préciser si des sanctions disciplinaires avaient été prises à l’encontre du joueur.
Le technicien a d’abord tenu à remettre la responsabilité de l’interprétation des mots sur leur auteur : « Si vous voulez savoir ce qu’il voulait dire, vous devez bien sûr lui demander. Je pense que c’est la bonne façon de prendre cette question. » Il a ensuite nuancé son propos en rappelant le tempérament de son joueur : « Cuti est un personnage et un joueur très passionné qui veut tout laisser sur le terrain, il est très ambitieux et veut gagner à chaque fois. Parfois, quand vous êtes comme ça, il peut y avoir un débordement, ce qui s’est produit cette fois-ci. »
Cependant, au-delà de la compréhension psychologique, Thomas Frank a tenu à exprimer son désaccord sur la forme. Interrogé sur la méthode employée par son défenseur, l’entraîneur a livré une réponse personnelle sans équivoque : « Je ne l’aurais pas fait. Oui, c’est mon message. »
Pour le coach, l’apport sportif de Romero reste indiscutable (« Cuti a été très bon pour nous cette saison et les saisons passées »), mais la gestion de l’image publique reste un point de friction. Frank conclut avec philosophie sur l’omniprésence des plateformes numériques : « Les réseaux sociaux, je ne peux pas m’en débarrasser. […] Une chose que je sais, c’est que nous accordons tous définitivement trop d’attention aux réseaux sociaux. »
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