Convoqué par la Fédération après son dernier combat, Doudou Sané s’explique sur l’inscription interdite retrouvée sur son nguimb

L’arène sénégalaise est soumise à un règlement strict concernant les tenues de combat. Après une récente confrontation, un athlète a dû s’expliquer devant les instances dirigeantes suite à l’apparition d’un élément non conforme sur son équipement traditionnel.

Mercredi dernier, Doudou Sané a répondu à une convocation de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL). Selon les informations relayées par Lutte TV, cette audition faisait suite à de multiples réactions sur les plateformes numériques concernant le nguimb porté par le lutteur lors de sa dernière sortie. Au centre de l’attention : la présence de versets coraniques inscrits directement sur le tissu.

Au sortir de son face-à-face avec les dirigeants, le lutteur s’est exprimé au micro de Record pour livrer sa version des faits. Il a indiqué ne pas connaître la nature exacte des textes figurant sur sa tenue. « La FSL m’a demandé si je savais que c’était le Coran. J’ai répondu que non », a-t-il détaillé.

L’athlète a précisé qu’il n’avait pas suivi d’enseignement coranique et qu’il assimilait ces écrits à de simples outils de protection. « Je pensais qu’il s’agissait simplement d’écrits destinés à me protéger. […] Je les utilisais uniquement dans un cadre mystique », a-t-il ajouté, soulignant qu’il avait déjà eu recours à ce type de préparation par le passé.

Le règlement de la Fédération encadre de manière rigoureuse le port d’éléments extérieurs dans l’enceinte de compétition. Si Doudou Sané a affirmé être au fait de l’interdiction d’afficher des photos de marabouts, il a déclaré ignorer que cette restriction s’étendait aux textes religieux. L’audition s’est conclue par les excuses du lutteur, qui s’est engagé à modifier sa préparation vestimentaire. « J’ai beaucoup appris de cette affaire, et cela m’a permis de comprendre que ce n’était pas approprié. Désormais, je ne le referai plus », a-t-il conclu.

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