Délaissé par son entourage après deux revers consécutifs : le repli stratégique opéré par Quench pour relancer sa carrière

Deux défaites de rang et une remise en question totale. Battu successivement par Alioune Seye 2 et Mbaye Gouygui, Quench traverse l’une des périodes les plus délicates de son parcours dans l’arène. Face à cette spirale négative, le lutteur a opéré un virage radical en quittant l’écurie Lansar pour revenir sur ses terres, espérant trouver dans ce retour aux sources le levier nécessaire pour redresser la barre.

La réalité du sport de haut niveau s’est imposée brutalement au lutteur bargnois. Au micro de Lutte TV, Quench ne cache pas que ces revers ont eu un impact immédiat sur son environnement social. « Après ces défaites, il y a des personnes que je ne vois plus », confie-t-il avec lucidité. Une solitude nouvelle qui contraste avec l’effervescence des jours de victoire, mais que l’athlète dit accepter comme une composante du métier : « Quand tu es en haut, tout le monde est là. Quand tu descends, tu apprends à te connaître. »

**Un départ de Lansar pour retrouver « sa famille »**

Pour stopper l’hémorragie, Quench a tranché dans le vif en mettant fin à sa collaboration avec l’écurie Lansar. Une décision décrite comme difficile vis-à-vis du président Cheikh Tidiane Niang, avec qui les relations restent cordiales, mais jugée nécessaire pour sa reconstruction mentale et sportive. La destination est symbolique : l’écurie Bargny.

Ce choix répond à un besoin de proximité et de solidarité. Sous la présidence de Diabel Faye, et encadré techniquement par Ousmane Diop et le préparateur physique Djib Boye, Quench affirme avoir retrouvé un cadre familial. « Je suis avec mes jeunes frères, nous faisons des combats de contacts ensemble. Il y a un vrai esprit de solidarité », explique-t-il, martelant que son identité se résume au slogan « Goudi Goudi Bargny ».

**Des obstacles financiers persistants**

Si le cadre technique est posé, la préparation optimale reste freinée par des contraintes économiques. Le lutteur nourrit le projet d’un voyage d’entraînement à l’étranger pour parfaire sa condition, mais le budget peine à être bouclé. « Tout faire sur fonds propres, c’est délicat. Trouver quelqu’un pour te prendre en charge, ce n’est pas facile », admet-il, soulignant la précarité des athlètes lorsqu’ils sont éloignés de la compétition active.

Malgré ces turbulences, l’ambition finale demeure intacte. Quench assure avoir le mental et l’endurance pour viser le titre de Roi des arènes, conditionnant toutefois cette ascension à une mobilisation totale de la communauté de Bargny derrière lui.

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